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Projets de recherche étudiant financés
Dialogue McGill finance des étudiants qui effectuent des recherches sur les approches susceptibles de réduire les obstacles à l’accès au services sociaux et de santé pour les communauté d’expression anglaise du Québec. Issue d’un examen rigoureux par le comité de recherche de Dialogue McGill, voici la liste des projets étudiant financés.
Explorer les associations entre les déterminants sociaux de la santé et les mesures des résultats rapportés par les patients en oncologie : éclairer les inégalités à corriger
Titre: Exploring associations between social determinants of health and patient-reported outcome measures in oncology: Elucidating the disparities to be addressed
(titre dans la langue originale de l’étude)
Les déterminants sociaux de la santé, notamment le revenu, le niveau d’éducation et la langue, jouent un rôle important dans les résultats et la survie liés au cancer. Au Québec, où près d’un résident sur cinq a une langue maternelle autre que le français, la langue peut constituer une barrière importante à l’accès aux services de santé et à la communication efficace avec les équipes de soins. Ces obstacles peuvent influencer la capacité des patients à se défendre, à poser des questions et à participer à la prise de décision partagée, des éléments associés à de meilleurs résultats de santé.
Les mesures des résultats rapportés par les patients (PROMs) sont des outils standardisés permettant aux patients de déclarer directement leurs symptômes et leur état de santé. Elles sont de plus en plus utilisées pour améliorer la communication, le suivi des symptômes et la qualité des soins. Cependant, leur efficacité peut varier en fonction de facteurs sociaux tels que le niveau d’éducation et la langue.
Ce projet de doctorat commence par examiner comment les données issues des PROMs varient selon les principaux déterminants sociaux de la santé. Les phases futures du projet exploreront l’expérience vécue des patients lors de la complétion des PROMs et évalueront si des outils d’intelligence artificielle générative peuvent réduire les obstacles—en particulier les barrières linguistiques—afin de favoriser une utilisation plus équitable des PROMs dans les soins en oncologie.
Renforcer la communication : étude qualitative exploratoire des perceptions du clonage vocal chez les personnes atteintes de la sclérose latérale amyotrophique
Titre: Empowering Communication: An Exploratory Qualitative Study of the Perception of Voice Cloning in Persons with Amyotrophic Lateral Sclerosis
(titre dans la langue originale de l’étude)
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative progressive qui entraîne souvent une atteinte sévère de la parole et, dans la majorité des cas, une perte de la communication verbale fonctionnelle peu de temps après l’apparition des symptômes. Pour maintenir la communication, les personnes vivant avec la SLA utilisent des outils de communication améliorée et alternative (CAA), incluant des technologies émergentes telles que le clonage vocal basé sur l’intelligence artificielle. Contrairement aux méthodes traditionnelles de banque de voix, le clonage vocal peut offrir une mise en place plus rapide, une plus grande flexibilité et des voix synthétiques potentiellement plus naturelles. Toutefois, son acceptabilité et sa valeur perçue auprès des utilisateurs demeurent encore peu comprises.
Cette étude explore la perception de la technologie de clonage vocal chez des personnes anglophones vivant avec la SLA au Québec, notamment en ce qui concerne les enjeux éthiques, l’utilisabilité, la résonance émotionnelle et la préservation de l’identité. Elle examine également si les perceptions de naturalité, d’expressivité et d’identité varient selon la sévérité de l’atteinte de la parole.
L’objectif est de mieux comprendre les perspectives des utilisateurs afin de soutenir une intégration éthique et centrée sur les patients des technologies de clonage vocal dans les soins liés à la SLA.
Favoriser un accès équitable à la santé et aux soins de première ligne pour les communautés noires anglophones du Québec
Titre: Advancing equitable health and primary health care access for English-speaking Black communities in Quebec
(titre dans la langue originale de l’étude)
La langue est de plus en plus reconnue comme un déterminant important de la santé, particulièrement dans les contextes où les identités linguistiques et raciales se croisent. Au Québec, la communauté noire anglophone occupe une position unique à l’intersection du statut de minorité racialisée et de minorité linguistique officielle. Malgré cela, il existe peu de données désagrégées permettant de comprendre comment ces identités croisées influencent l’accès aux soins de santé primaires et les résultats en santé. Cette lacune reflète des défis systémiques plus larges dans la recherche en santé au Canada, notamment une sous-représentation des populations racialisées dans les données disponibles et une relative rareté des études canadiennes sur ces enjeux par rapport à d’autres pays.
Depuis la pandémie de la COVID-19, notre équipe de recherche, en partenariat avec le Black Community Resource Centre (BCRC), étudie les inégalités de santé touchant les communautés noires au Québec. Nos travaux antérieurs ont mis en évidence des disparités raciales et linguistiques dans les expériences de soins de santé, notamment une plus faible couverture vaccinale, une plus grande méfiance envers le système de santé, un accès réduit à un médecin régulier et un accès moindre à l’information liée à la COVID-19 chez les communautés noires anglophones par rapport à d’autres groupes. Nous avons également constaté que la discrimination perçue est associée à de moins bons résultats de santé et à une moindre satisfaction des soins.
En s’appuyant sur ces résultats, cette étude utilise la théorie de l’autodétermination pour examiner comment les perceptions de restriction de l’autonomie collective et les barrières linguistiques influencent l’accès aux soins de santé et l’insatisfaction au sein des populations noires anglophones au Québec. L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent les inégalités dans les expériences et les résultats en santé, et de contribuer à des réponses plus équitables du système de santé.
Le statut de minorité linguistique et les trajectoires de psychose au Québec : une étude des parcours de soins et des résultats cliniques
Titre: Linguistic minority status and Psychosis trajectories in Québec: A study of Pathways to care and Outcomes
(titre dans la langue originale de l’étude)
Les troubles psychotiques comptent parmi les problèmes de santé mentale les plus graves et apparaissent souvent au début de l’âge adulte, une période essentielle pour les études, l’emploi et le développement social. Les populations immigrantes et leurs enfants sont touchés de manière disproportionnée, tout en faisant fréquemment face à des obstacles à l’accès rapide et approprié aux soins de santé mentale. Ces obstacles incluent des retards dans l’accès aux services, des taux plus élevés d’intervention policière ou de traitement obligatoire, ainsi qu’un risque accru de désengagement des soins. Des données émergentes suggèrent que la maîtrise de la langue pourrait jouer un rôle important, mais encore peu étudié, dans l’accès aux soins et les résultats cliniques à long terme en psychose.
Ce projet examine comment le statut de minorité linguistique influence les trajectoires d’accès aux soins et les résultats cliniques chez les personnes vivant un premier épisode psychotique à Montréal, particulièrement dans un contexte de traitement majoritairement francophone. L’étude évaluera si les résultats antérieurs concernant le désengagement des traitements peuvent être reproduits dans une nouvelle cohorte et analysera comment le contexte linguistique est associé à plusieurs indicateurs clés, notamment le mode d’entrée dans les soins, la durée de psychose non traitée, l’évolution des symptômes et le rétablissement socioprofessionnel.
L’objectif est de mieux comprendre comment les barrières linguistiques influencent les trajectoires en santé mentale et de contribuer au développement de soins en psychose plus équitables et accessibles pour les communautés linguistiques minoritaires.
Explorer l’équité en santé : comment améliorer la satisfaction des immigrants non francophones utilisant les services de télémédecine
Titre: Exploring Healthcare Equity: How to Increase Satisfaction for Non-Francophone Immigrants Using Telemedicine Services
(titre dans la langue originale de l’étude)
La pandémie de COVID-19 a accéléré l’adoption rapide des outils de santé numériques, particulièrement la télémédecine, transformant ainsi la manière dont les soins de santé sont offerts au Canada. La télémédecine améliore l’accès aux soins et soutient les objectifs nationaux d’équité en santé, notamment pour les populations confrontées à des barrières géographiques ou systémiques. Toutefois, la diversité linguistique du Canada soulève également des questions importantes quant à l’accessibilité équitable des services de santé numériques entre les différents groupes linguistiques.
Au Québec, où les politiques privilégiant le français influencent plusieurs aspects de l’organisation des soins de santé, les services de télémédecine ne répondent pas toujours de façon adéquate aux besoins linguistiques et culturels des patients non francophones. Cette situation peut créer des obstacles pour les communautés immigrantes et les minorités linguistiques qui cherchent à accéder aux soins par l’entremise des plateformes virtuelles.
Cette étude explore comment l’expérience de la télémédecine pourrait être améliorée pour les patients immigrants non francophones au Québec, en identifiant et en abordant les barrières linguistiques et culturelles qui influencent la satisfaction des usagers ainsi que l’accès aux soins.
Accès et équité : évaluation de la disproportion linguistique dans les services de protection de la jeunesse
Titre: Access and Equity: Evaluating Linguistic Disproportionality in Child Protection Services
(titre dans la langue originale de l’étude)
Au Québec, l’accès aux services sociaux peut varier considérablement pour les communautés linguistiques minoritaires. Plusieurs études suggèrent que les politiques publiques et l’organisation du réseau influencent l’équité des services offerts. À la suite de la fusion des services de santé et des services sociaux en 2016 au sein des Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS), ainsi que des réformes en cours menant à Santé Québec, ces importantes restructurations ont suscité des critiques concernant leurs effets potentiels sur l’accessibilité des services, particulièrement pour les populations minoritaires. Des préoccupations ont notamment été soulevées quant au risque que ces changements accentuent certaines inégalités entre les communautés, notamment sur le plan linguistique.
Ce projet examine s’il existe des différences entre les services de protection de la jeunesse destinés aux populations anglophones et francophones au Québec. À partir des données administratives provinciales AS480, nous comparerons plusieurs indicateurs clés, notamment les signalements à la protection de la jeunesse, les délais avant l’enquête, la disponibilité des placements, les décisions cliniques et les taux d’adoption, à travers les agences montréalaises ainsi que dans d’autres régions du Québec au cours des cinq dernières années, incluant les périodes avant et après la pandémie.
L’objectif est d’identifier les écarts potentiels de services liés au contexte linguistique et aux réalités régionales. En définitive, cette recherche vise à contribuer à des services de protection de la jeunesse plus équitables, accessibles et cohérents pour les communautés anglophones et francophones du Québec.
Évaluation de l’utilisation et de l’impact de l’anglais sur l’accès aux soins de santé mentale chez la minorité latinx hispanophone à Montréal
Cette étude porte sur les récits de maladie de personnes latino-américaines hispanophones vivant à Montréal et atteintes de schizophrénie. Les participants parlent l’anglais, le français ou l’espagnol. Les résultats de cette étude suggèrent que les services de santé mentale devraient être offerts en anglais ainsi que dans d’autres langues.
Nous souhaitons montrer comment l’anglais est utilisé par les Latino-Américains hispanophones de Montréal vivant avec la schizophrénie. La majorité des participants de notre étude ont utilisé des services en anglais et en espagnol. Cela démontre l’importance d’offrir des services de santé mentale adaptés aux communautés linguistiques minoritaires.
Plusieurs de ces services pourraient rejoindre des populations culturelles plus diversifiées s’ils étaient offerts en anglais. Pour les participants vivant des difficultés, les services de santé mentale destinés aux minorités linguistiques étaient essentiels.
Dans cette étude, nous avons utilisé un questionnaire ainsi qu’une entrevue afin de mieux comprendre cette population. Nous avons constaté que l’anglais jouait un rôle important dans l’accès aux soins de santé mentale pour plusieurs participants.
Cette étude contribuera à mieux comprendre le besoin de services en anglais pour ce groupe linguistique minoritaire. Cette recherche appuie le développement de soins de santé mentale plus adaptés aux minorités linguistiques à Montréal, notamment par l’offre de services de santé mentale en anglais.
Culturally Adapted Psychosis Interventions: A scoping review
** La traduction française sera disponible sous peu
First episode psychosis (FEP) typically occurs in late adolescence and early adulthood when identity is in formation and parents play a key role in care. As a result, the experience of psychosis is exceptionally distressing for youth and family who often endure this crisis without support. In FEP services Family Psychoeducation has been widely recommended as one of the key evidence-based psychosocial interventions. Family Psychoeducation consists of seminars in which the FEP caregiving team meet the families of their newly referred patients to provide education about psychosis, to listen to their concerns and to explore strategies to improve family problem-solving skills, communication skills and positive coping mechanisms. There are no FEP studies considering an adapted program specifically for linguistic and cultural minorities to make interventions better suited to the needs of patients and families. This is a glaring gap in clinical knowledge that requires urgent attention. Furthermore, recently arrived immigrant groups have the greatest need for family and community support.
Common experiences of stress, isolation, and burden experienced by families dealing with mental illness are likely to be further intensified for newly settled migrant families because of language and communication difficulties, reduced access to extended family supports, and lack of knowledge of mental health services as well as cultural differences regarding the etiology of mental illness and issues of social stigma. Through the current proposed scoping review, we aim to gather the extant literature on culturally adapted psychoeducation for families; document what gaps currently exist regarding culturally adapted psychoeducation for the families of patients with first episode psychosis (FEP) from English-speaking minority communities; and describe additional positive ingredients in psychoeducation for the families of patients with first-episode psychosis (FEP) from English-speaking minority communities. The findings of the current project will redress the knowledge gap that exists in psychoeducation in Quebec, especially for English-speaking minorities, and will clarify future directions for healthcare professionals within Quebec.
L’amélioration de la fidélisation et le bien-être des travailleurs en contexte de minorité linguistique dans les installations désignées au CIUSSS de la Capitale-Nationale
Le projet s’effectue dans un milieu de soins Jeffery Hale - Saint-Brigid’s (JH-SB) possédant une culture organisationnelle riche et unique par leur héritage anglophone. Les patients sont majoritairement anglophones et les travailleurs ont des exigences linguistiques importantes à respecter lors de l’embauche. La pénurie de main-d’oeuvre dans le secteur de la santé est en effet fort préoccupante dans la région de la Capitale-Nationale et encore plus avec l’ajout de cette exigence linguistique. Son impact sur l’accès à des services de qualité pour la communauté anglophone s’avère encore plus préoccupant par le fait que le bassin de recrutement est plus restreint que le reste des établissements de santé. Les institutions JHSB doit être concurrentielles pour recruter et maintenir du personnel en nombre suffisant et compétent pour offrir des services sécuritaires et de qualité à cette population minoritaire d’expression anglaise. Cela augmente les facteurs de risque sur la santé durable et le bien-être des travailleurs, mais aussi des patients.
La gestion des ressources humaines est un réel défi en termes de valorisation stratégique et durable du personnel bilingue et démontrant des compétences interculturelles. Ainsi, l’étude permettra de relever les problématiques et les points forts de la rétention du personnel. Par la suite, l’élaboration de solutions, en co-construction avec le milieu, va permettre d’effectuer des changements dans l’organisation du travail et les moyens offerts par le milieu pour ainsi permettre au personnel de soin d’être en mesure de mieux réaliser son activité de travail. Ces solutions auront pour objectif d’une part de diminuer les risques psychosociaux, en augmentant la reconnaissance et le soutien social, et d’autre part d’augmenter la rétention et l’embauche des travailleurs de la santé. Les objectifs pour la population d’expression anglaise sont de diminuer plusieurs des effets négatifs qui peuvent émerger comme de longs délais pour les patients sur les listes d’attente, rupture de service, surcharge de travail, etc.
Apprendre à déployer de nouveaux programmes de santé électroniques : élargir l’accès aux soins pour les personnes d’expression anglaise atteintes de cancer
Au Québec, les personnes d’expression anglaise atteintes de cancer se heurtent à des barrières linguistiques dans l’accès aux services de santé. Cela peut entraîner des retards et une mauvaise prise en charge, ce qui nuit à la qualité des soins. Les plateformes électroniques de santé peuvent améliorer la capacité des personnes d’expression anglaise atteintes de cancer à s’orienter dans le système de santé. E-IMPAQc est une plateforme électronique s’adressant aux personnes atteintes de cancer, disponible en ligne ou via une application, qui simplifie l’accès à des informations bilingues et des outils d’autoprise en charge et coordonne les rendez-vous des patients et patientes. Ma thèse de doctorat vise à comprendre de quelle façon e-IMPAQc peut améliorer l’accès des patients et patientes d’expression anglaise aux ressources en matière de soins contre le cancer, à travers l’étude du processus de déploiement de la plateforme. Pour ce faire, je mène des entretiens approfondis auprès de malades du cancer, de cliniciens et de cliniciennes et du personnel chargé du déploiement de la plateforme e-IMPAQc, afin de mieux comprendre l’expérience de ces personnes et la manière dont la plateforme est utilisée dans la pratique. Les résultats de mes travaux serviront à orienter le déploiement de la plateforme e-IMPAQc et seront publiés dans plusieurs revues universitaires. Les conclusions de ma recherche prouveront l’utilité des plateformes électroniques de santé pour améliorer l’accès aux soins des patients et patientes d’expression anglaise et la fourniture de ces soins, non seulement en oncologie, mais plus largement à l’échelle du système de soins de santé québécois.
Exploration des barrières linguistiques en tant que déterminant social de la santé mentale chez les étudiants et étudiantes postsecondaires d’expression anglaise au Québec […]
Titre complet : Exploration des barrières linguistiques en tant que déterminant social de la santé mentale chez les étudiants et étudiantes postsecondaires d’expression anglaise au Québec : examen de la portée et analyse des politiques
Ces dernières années, on a constaté une augmentation de la prévalence des problèmes de santé mentale chez les étudiants et les étudiantes de niveau postsecondaire dans les établissements d’enseignement secondaire au Canada. Il apparaît en outre que la barrière linguistique figure en bonne place parmi les facteurs susceptibles d’avoir une incidence négative sur la prestation des services de santé mentale dans ces établissements. Cette question revêt une importance capitale dans une société linguistiquement diversifiée comme le Québec, où des travaux de recherche ont montré que les minorités linguistiques rencontrent de sérieux obstacles dans l’accès à des services de soins de santé équitables. Si l’impact des barrières linguistiques sur l’accès aux soins de santé et la qualité des soins chez les minorités linguistiques du Québec a déjà fait l’objet de plusieurs travaux, peu d’études ont été menées sur les services de santé mentale offerts aux étudiants et étudiantes d’expression anglaise dans les établissements d’enseignement supérieur du Québec et sur le ressenti des bénéficiaires vis-à-vis de ces services. Cette étude de la portée vise à combler cette lacune en inventoriant la littérature savante et la littérature grise sur les barrières linguistiques et l’accès aux services de santé mentale des étudiants et étudiantes de niveau postsecondaire dans les collèges et universités du Québec. Cette étude est guidée par les questions de recherche suivantes :
1. Comment les barrières linguistiques engendrent-elles des iniquités en matière d’accès aux services de santé mentale pour les étudiants et étudiantes postsecondaires d’expression anglaise dans les établissements d’enseignement supérieur au Québec?
2. Quelles sont les politiques et les ressources en place dans les établissements d’enseignement supérieur au Québec pour faciliter l’accès des étudiants et étudiantes d’expression anglaise aux services de santé mentale?
3. Quelles interventions peuvent être menées en matière de politique pour améliorer l’accès aux services de santé mentale des étudiants et étudiantes d’expression anglaise qui fréquentent les établissements d’enseignement supérieur au Québec?
Cette étude fournira des éléments de réflexion et des recommandations d’ordre politique pour promouvoir un accès plus équitable et plus inclusif aux services de santé mentale dans les établissements d’enseignement supérieur du Québec.
Comprendre l’impact des barrières linguistiques et de la stigmatisation sur les patients et patientes d’expression anglaise de la sinosphère du Québec souffrant d’un premier épisode psychotique […]
Titre complet : Comprendre l’impact des barrières linguistiques et de la stigmatisation sur les patients et patientes d’expression anglaise de la sinosphère du Québec souffrant d’un premier épisode psychotique (PEP) et sur les membres de leur famille
Notre objectif est de comprendre comment les préjugés et les attitudes négatives vis-à-vis de la maladie mentale (la stigmatisation) affectent les personnes d’expression anglaise originaires de pays de la sinosphère vivant au Québec et ayant reçu un diagnostic de premier épisode psychotique (PEP), ainsi que leur famille. La stigmatisation peut faire obstacle à la recherche d’aide, à l’observance du traitement et à la guérison. Elle ajoute également un fardeau aux familles. Il est donc important de reconnaître les défis que rencontre ce groupe. Quelque 21,1 % des personnes de minorités visibles au Canada sont originaires de pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, notamment de Chine, de Hong Kong, de Taïwan, du Japon, de Corée et du Viet Nam, collectivement connus sous le nom de sinosphère. Chez ces personnes résidant au Québec, on observe une prédominance de l’anglais sur le français. Malheureusement, les Canadiens et Canadiennes de la sinosphère sont souvent plus fragiles sur le plan de la santé mentale et ont tendance à moins consulter que les autres. Par ailleurs, peu de recherches ont été menées sur ce groupe spécifique. Nous souhaitons donc corriger cette lacune et mettre l’accent sur l’amélioration de l’accès aux services sociaux et de santé mentale pour les patients et patientes d’expression anglaise de la sinosphère ayant reçu un diagnostic PEP, afin d’améliorer leur bien-être. Pour traiter cette question, nous recueillerons des éléments d’information sur la manière dont la stigmatisation est vécue, nous étudierons les facteurs linguistiques et culturels qui conditionnent cette perception et rechercherons des moyens de lutter contre la stigmatisation dont sont victimes les personnes d’expression anglaise de la sinosphère au Québec souffrant d’un PEP, ainsi que les membres de leur famille. Nous mènerons des entretiens avec dix personnes suivies pour un PEP et dix membres de leur famille dans trois hôpitaux du Québec. Les participants et participantes à l’étude doivent répondre aux critères suivants : (1) avoir immigré, ou avoir des parents ayant immigré, d’un pays de la sinosphère, et (2) préférer l’anglais comme langue officielle.
Traduction et validation en langue anglaise de l'EXAmen Cognitif abrégé en Traumatologie (EXACT)
Chaque année, environ 64 à 74 millions de personnes subissent un traumatisme craniocérébral (TCC) dans le monde. Lors de l’accident, des lésions cérébrales peuvent survenir et engendrer des difficultés cognitives affectant le langage, les fonctions exécutives, la mémoire, etc. L'EXAmen Cognitif abrégé en Traumatologie (EXACT) est un nouvel outil francophone, valide et fiable, spécialement conçu pour évaluer brièvement le fonctionnement cognitif global lors des 3 mois suivant l’accident (phase aiguë). Il a été initialement créé pour surmonter les limites des quelques outils d’évaluation brefs disponibles. En raison de ses qualités (validité, sensibilité, spécificité et fidélité), l’EXACT est désormais utilisé par de nombreux professionnels à travers le monde (p. ex., Canada, Suisse, États-Unis, France), incluant les centres tertiaires en traumatologie au Québec. Cependant, le fait que l’EXACT soit uniquement disponible en français et qu’il ait été validé auprès d’un échantillon presque exclusivement composé de francophones empêche son utilisation auprès d’une clientèle anglophone. L'objectif de la présente étude est donc de valider la version anglaise de l'EXACT auprès d'un échantillon de participants anglophones sans TCC. Pour ce faire, les participants complèteront la version anglaise de l’EXACT lors d’une séance d’environ 30 à 40 minutes. Ensuite, les résultats des participants anglophones seront comparés à ceux de l'échantillon original de participants francophones afin de vérifier si les performances à l'EXACT sont comparables dans les deux groupes. Une fois validé, la version anglaise de l’EXACT permettra d’optimiser la récupération cognitive des personnes anglophones au Québec et à l’international qui subissent un TCC en leur offrant un accès plus rapide aux services de réadaptation. Également, ce projet de recherche permettra d’optimiser le travail des professionnels en poste dans les milieux de soins anglophones en leur permettant d’utiliser un outil d’évaluation plus rapide et efficace qui est facile à administrer. Éventuellement, l’EXACT permettra aussi de faire avancer les connaissances sur les TCC, car il pourra facilement être utilisé comme mesure dans d’autres projets de recherche qui souhaitent évaluer les fonctions cognitives de façon brève, mais exhaustive chez les patients avec TCC.
Mon appartenance dépend de celle de mon groupe : les impacts[…]des barrières linguistiques sur le bien-être et le sentiment d’appartenance des […] adultes noir·es d’expression anglaise au Québec.
Titre complet : Mon appartenance dépend de celle de mon groupe : les impacts croisés du racisme et des barrières linguistiques sur le bien-être et le sentiment d’appartenance des jeunes adultes noir·es d’expression anglaise au Québec.
L’étude longitudinale en trois temps qui est proposée se penchera sur la façon dont sont perçues les différentes formes de discrimination (racisme, barrières linguistiques, etc.) rencontrées par les personnes noires d’expression anglaise au Québec, une population racialisée et de langue officielle en situation minoritaire. L’objectif principal de cette étude, qui prend appui sur la théorie de l’autodétermination, est d’examiner la perception des obstacles aux soins de santé et les besoins psychologiques fondamentaux d’autonomie collective des personnes noires d’expression anglaise face au racisme et aux barrières linguistiques qu’elles rencontrent au quotidien. Nous chercherons également à déterminer l’impact d’un renforcement des obstacles aux soins de santé et d’une perte de l’autonomie collective sur le bien-être psychologique des personnes noires d’expression anglaise du Québec et leur motivation à quitter la province. En mettant l’accent sur les formes transversales et contextuelles de discrimination au sein du système de santé, cette étude nous permettra de mieux comprendre les facteurs qui influencent le bien-être et le désir d’émigration des populations racialisées et de langue officielle minoritaire, dans l’espoir d’éclairer les politiques sociales et de santé et de concevoir des interventions en collaboration avec les partenaires communautaires.\
La frustration liée aux besoins psychologiques interagit-elle avec les barrières linguistiques de façon à restreindre l’accès aux soins de santé pour les jeunes adultes noirs pendant la COVID-19 ?
It all begins with an idea.
Cette étude longitudinale en trois vagues examinera les facteurs linguistiques et motivationnels susceptibles de miner la volonté des jeunes adultes noirs à faire soigner leurs problèmes de santé mentale au cours de l’année de la pandémie de COVID-19. Nous tenterons d’établir si des facteurs motivationnels interagissent avec la situation de minorité linguistique lorsqu’il s’agit de déterminer comment les jeunes adultes s’adaptent aux défis de vivre durant la pire pandémie survenue depuis un siècle. Plus précisément, l’objectif principal est d’examiner si les doubles minorités (c.-à-d. les personnes noires anglophones du Québec et les personnes noires francophones de l’Ontario) qui éprouvent une frustration liée à ce besoin sont moins susceptibles d’obtenir de l’aide pour des problèmes de santé mentale que les personnes noires francophones du Québec ou les personnes noires anglophones de l’Ontario.
Titre complet de l’étude : La frustration liée aux besoins psychologiques fondamentaux interagit-elle avec les barrières linguistiques de façon à restreindre l’accès aux soins de santé pour les jeunes adultes noirs pendant la pandémie de COVID-19?
L’incidence de l’expérience de la discrimination sur l’utilisation et la satisfaction à l’égard des services sociaux et de santé des proches aidants issus de minorités raciales et ethniques …
On sait relativement peu de choses sur les relations entre la satisfaction à l’égard des services, l’utilisation des services sociaux et de santé et les expériences de discrimination vécues par les proches aidants au Canada. Cette étude est donc guidée par les questions de recherche suivantes :
Comment les expériences de discrimination dans la vie quotidienne influencent-elles l’utilisation des services sociaux et de santé parmi les proches aidants des personnes âgées appartenant à des minorités raciales et ethniques?
Comment les expériences de discrimination dans les établissements de santé et de services sociaux influencent-elles la satisfaction globale des proches aidants de parents âgés issus de minorités à l’égard des services sociaux et de santé?
Comment la situation sociale des proches aidants et des bénéficiaires des soins, leurs besoins et les facteurs favorables influencent-ils les besoins non satisfaits des proches aidants?
Titre complet de l’étude : L’incidence de l’expérience de la discrimination sur l’utilisation et la satisfaction à l’égard des services sociaux et de santé des proches aidants issus de minorités raciales et ethniques qui s’occupent de parents âgés au Canada
Accessibilité des soins de relève dans la communauté des personnes anglophones de Montréal ayant une incapacité : Une évaluation fondée sur les besoins
Ce projet de recherche examinera de façon critique l’accessibilité des soins de relève par l’entremise des services sociaux d’intégration communautaire pour les personnes anglophones ayant une déficience intellectuelle profonde ou une déficience développementale à Montréal. La recherche est guidée par l’hypothèse qu’un modèle de soins rationnés, qui donne la priorité à l’accès aux services de relève pour les résidents francophones de Montréal, crée des inégalités systémiques qui désavantagent les résidents anglophones; ces inégalités systémiques sont exacerbées par le rationnement des services en anglais et la priorité subséquente accordée aux participants plus jeunes et plus performants, considérés comme ayant « le potentiel d’acquérir de nouvelles compétences ».
Je vais donc étudier les répercussions sociales et économiques de la nouvelle politique de rationnement sur les adultes anglophones pour lesquels les familles recherchent des soins de relève. L’article quinze (15) de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (chapitre s-4.2) stipule que « toute personne d’expression anglaise a le droit de recevoir en langue anglaise des services de santé et des services sociaux » (1991). Néanmoins, la capacité des familles anglophones à repérer et à évaluer l’acceptabilité des programmes potentiels est entravée par le fait que de nombreux documents importants sont offerts en français seulement par Santé Montréal, le réseau de santé et de services sociaux de Montréal (communication personnelle, 10 mars 2018). La recherche exploratoire portera sur une série de variables, notamment les obstacles à l’accès pour les résidents anglophones et pour les demandeurs de soins jugés moins prioritaires, ainsi que les effets ressentis de la priorisation des services de relève pour les personnes ayant une incapacité.
À ce titre, la recherche abordera les questions interdépendantes suivantes :
Comment l’accès aux services de relève influence-t-il les effets ressentis de la priorisation des services de relève pour les personnes ayant une incapacité?
En ce qui concerne les barrières linguistiques, quels sont les besoins en matière de disponibilité, d’accessibilité et d’acceptabilité auxquels répondent ou ne répondent pas les services en anglais destinés aux personnes anglophones ayant une incapacité à Montréal?
Immigrants japonais au Québec : Expérience de l’accès à l’information sur la santé pendant la pandémie de COVID-19
Notre étude vise à comprendre l’effet de la langue sur la diffusion d’information essentielle en matière de santé publique en cas de pandémie dans la communauté de personnes immigrantes d’origine japonaise au Québec. Comme ce groupe n’est pas la seule petite communauté confrontée à des barrières linguistiques en matière d’accès à l’information, la présente étude peut servir de modèle pour étudier des questions similaires dans d’autres petites communautés linguistiques minoritaires. Nous explorons d’abord les modes d’accès à l’information des personnes immigrantes japonaises de première génération résidant au Québec pendant la pandémie. Nous documenterons les limites perçues par la communauté en matière d’accès à l’information et nous déterminerons si elle a été confrontée à des incohérences et à des renseignements contradictoires entre des sources d’information dans différentes langues. Deuxièmement, nous vérifierons si et comment les compétences linguistiques ont empêché les personnes immigrantes d’origine japonaise d’accéder aux informations locales relatives à la COVID-19 (au Canada et au Québec), en anglais et en français. Enfin, nous étudierons les effets sur la santé mentale et le comportement de cette communauté découlant de l’accès limité à de l’information canadienne concernant la COVID-19.
Le rôle de la langue et du contexte culturel dans les plans de vaccination contre la COVID-19 des jeunes adultes au Québec
La pandémie COVID-19, qui a débuté en décembre 2019, est une crise mondiale qui menace la santé physique et la sécurité financière de l’humanité, et ce qui nous tient le plus à cœur. En outre, la pandémie a exacerbé les inégalités raciales, ethniques et économiques. Le premier effort de vaccination contre la COVID-19 a débuté en décembre 2020 et, en juin 2021, plus de 2 milliards de doses du vaccin ont été administrées dans le monde (WHO Coronavirus (COVID-19) Dashboard, s.d.). Cependant, le concept d’hésitation à la vaccination, qui se définit par un report ou un refus de se soumettre à la vaccination, pose un problème pour les efforts de vaccination (Butler & Diseases, s.d.). En date du mois de juin 2021, 30 % de la population québécoise n’avait pas encore reçu sa première dose de vaccin contre la COVID-19 (Données de vaccination contre la COVID-19, s.d.).
Par ailleurs, une vaste étude menée au Royaume-Uni révèle que les minorités ethniques pourraient être plus réticentes à se faire vacciner, avec 72 % de la population noire déclarant qu’il est peu probable qu’ils se fassent vacciner contre la COVID-19. Des obstacles tels que la culture, la religion et la langue influencent les décisions en matière de vaccination (Crawshaw et al., 2021). Les principales causes de l’hésitation à la vaccination comprennent la désinformation par l’entremise de plateformes telles que les médias sociaux, et le manque de connaissances en matière de santé en ce qui concerne les vaccins (Dubé et al., 2016). Il est donc primordial de comprendre le rôle de la désinformation dans les médias sociaux et des connaissances en matière de santé et de vaccination au sein des groupes vulnérables afin de contrôler la propagation de la COVID-19.
Objectifs :
Élucider les besoins linguistiques des groupes vulnérables à risque en matière de services de vaccination au Québec.
Comprendre les facteurs de risque de la sous-vaccination au Québec et promouvoir une plus grande inclusion.
Obtenir des renseignements sur les stratégies de communication pour les campagnes de vaccination à l’ère de la technologie.
Une étude qualitative sur les récits de femmes sud-asiatiques souffrant d’un premier épisode psychotique
It all begins with an idea.
Objectifs de la recherche. Cette étude vise à explorer les facteurs culturels et linguistiques à prendre en compte lors de la prestation de services aux femmes sud-asiatiques souffrant d’un premier épisode psychotique (PEP). En examinant cette question, nous nous concentrerons sur les besoins réels des femmes sud-asiatiques, ainsi que sur les défis et les obstacles auxquels elles sont confrontées lors de leur prise en charge pour un PEP. Des dossiers linguistiques précis seront tenus pour les femmes sud-asiatiques identifiées comme étant admissibles à l’étude : Quelle est leur langue maternelle? Parlent-elles bien l’anglais? Comment leur niveau d’anglais influence-t-il leur expérience du PEP et sur le traitement qu’elles reçoivent? Expriment-elles un intérêt à apprendre l’anglais? Leur famille leur donne-t-elle la possibilité d’aller à l’école pour améliorer leurs compétences linguistiques?
Méthodologie de recherche. Cette étude qualitative sera menée dans un cadre ethnographique afin de cibler les modèles culturels et les significations que les patientes attribuent à leur expérience d’un PEP, enrichissant ainsi les données en recueillant des expériences et des récits personnels.