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Projets de recherche étudiant financés
Dialogue McGill finance des étudiants qui effectuent des recherches sur les approches susceptibles de réduire les obstacles à l’accès au services sociaux et de santé pour les communauté d’expression anglaise du Québec. Issue d’un examen rigoureux par le comité de recherche de Dialogue McGill, voici la liste des projets étudiant financés.
Favoriser un accès équitable à la santé et aux soins de première ligne pour les communautés noires anglophones du Québec
Titre: Advancing equitable health and primary health care access for English-speaking Black communities in Quebec
(titre dans la langue originale de l’étude)
La langue est de plus en plus reconnue comme un déterminant important de la santé, particulièrement dans les contextes où les identités linguistiques et raciales se croisent. Au Québec, la communauté noire anglophone occupe une position unique à l’intersection du statut de minorité racialisée et de minorité linguistique officielle. Malgré cela, il existe peu de données désagrégées permettant de comprendre comment ces identités croisées influencent l’accès aux soins de santé primaires et les résultats en santé. Cette lacune reflète des défis systémiques plus larges dans la recherche en santé au Canada, notamment une sous-représentation des populations racialisées dans les données disponibles et une relative rareté des études canadiennes sur ces enjeux par rapport à d’autres pays.
Depuis la pandémie de la COVID-19, notre équipe de recherche, en partenariat avec le Black Community Resource Centre (BCRC), étudie les inégalités de santé touchant les communautés noires au Québec. Nos travaux antérieurs ont mis en évidence des disparités raciales et linguistiques dans les expériences de soins de santé, notamment une plus faible couverture vaccinale, une plus grande méfiance envers le système de santé, un accès réduit à un médecin régulier et un accès moindre à l’information liée à la COVID-19 chez les communautés noires anglophones par rapport à d’autres groupes. Nous avons également constaté que la discrimination perçue est associée à de moins bons résultats de santé et à une moindre satisfaction des soins.
En s’appuyant sur ces résultats, cette étude utilise la théorie de l’autodétermination pour examiner comment les perceptions de restriction de l’autonomie collective et les barrières linguistiques influencent l’accès aux soins de santé et l’insatisfaction au sein des populations noires anglophones au Québec. L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent les inégalités dans les expériences et les résultats en santé, et de contribuer à des réponses plus équitables du système de santé.
Mon appartenance dépend de celle de mon groupe : les impacts[…]des barrières linguistiques sur le bien-être et le sentiment d’appartenance des […] adultes noir·es d’expression anglaise au Québec.
Titre complet : Mon appartenance dépend de celle de mon groupe : les impacts croisés du racisme et des barrières linguistiques sur le bien-être et le sentiment d’appartenance des jeunes adultes noir·es d’expression anglaise au Québec.
L’étude longitudinale en trois temps qui est proposée se penchera sur la façon dont sont perçues les différentes formes de discrimination (racisme, barrières linguistiques, etc.) rencontrées par les personnes noires d’expression anglaise au Québec, une population racialisée et de langue officielle en situation minoritaire. L’objectif principal de cette étude, qui prend appui sur la théorie de l’autodétermination, est d’examiner la perception des obstacles aux soins de santé et les besoins psychologiques fondamentaux d’autonomie collective des personnes noires d’expression anglaise face au racisme et aux barrières linguistiques qu’elles rencontrent au quotidien. Nous chercherons également à déterminer l’impact d’un renforcement des obstacles aux soins de santé et d’une perte de l’autonomie collective sur le bien-être psychologique des personnes noires d’expression anglaise du Québec et leur motivation à quitter la province. En mettant l’accent sur les formes transversales et contextuelles de discrimination au sein du système de santé, cette étude nous permettra de mieux comprendre les facteurs qui influencent le bien-être et le désir d’émigration des populations racialisées et de langue officielle minoritaire, dans l’espoir d’éclairer les politiques sociales et de santé et de concevoir des interventions en collaboration avec les partenaires communautaires.\
Le rôle de la langue et du contexte culturel dans les plans de vaccination contre la COVID-19 des jeunes adultes au Québec
La pandémie COVID-19, qui a débuté en décembre 2019, est une crise mondiale qui menace la santé physique et la sécurité financière de l’humanité, et ce qui nous tient le plus à cœur. En outre, la pandémie a exacerbé les inégalités raciales, ethniques et économiques. Le premier effort de vaccination contre la COVID-19 a débuté en décembre 2020 et, en juin 2021, plus de 2 milliards de doses du vaccin ont été administrées dans le monde (WHO Coronavirus (COVID-19) Dashboard, s.d.). Cependant, le concept d’hésitation à la vaccination, qui se définit par un report ou un refus de se soumettre à la vaccination, pose un problème pour les efforts de vaccination (Butler & Diseases, s.d.). En date du mois de juin 2021, 30 % de la population québécoise n’avait pas encore reçu sa première dose de vaccin contre la COVID-19 (Données de vaccination contre la COVID-19, s.d.).
Par ailleurs, une vaste étude menée au Royaume-Uni révèle que les minorités ethniques pourraient être plus réticentes à se faire vacciner, avec 72 % de la population noire déclarant qu’il est peu probable qu’ils se fassent vacciner contre la COVID-19. Des obstacles tels que la culture, la religion et la langue influencent les décisions en matière de vaccination (Crawshaw et al., 2021). Les principales causes de l’hésitation à la vaccination comprennent la désinformation par l’entremise de plateformes telles que les médias sociaux, et le manque de connaissances en matière de santé en ce qui concerne les vaccins (Dubé et al., 2016). Il est donc primordial de comprendre le rôle de la désinformation dans les médias sociaux et des connaissances en matière de santé et de vaccination au sein des groupes vulnérables afin de contrôler la propagation de la COVID-19.
Objectifs :
Élucider les besoins linguistiques des groupes vulnérables à risque en matière de services de vaccination au Québec.
Comprendre les facteurs de risque de la sous-vaccination au Québec et promouvoir une plus grande inclusion.
Obtenir des renseignements sur les stratégies de communication pour les campagnes de vaccination à l’ère de la technologie.
Le réseau de la santé : Comment les relations de soutien à l’autonomie influencent les barrières linguistiques et l’hésitation à la vaccination chez les minorités anglophones du Québec
It all begins with an idea.
Objectifs : La recherche prospective, rétrospective et longitudinale en trois vagues proposée examinera les facteurs linguistiques et motivationnels susceptibles d’influencer l’hésitation à la vaccination chez les minorités visibles et non visibles anglophones et francophones vivant au Québec. En suivant le cadre de la théorie de l’autodétermination (SDT; Ryan & Deci, 2017), l’objectif principal sera d’examiner si le soutien à l’autonomie apporté par les réseaux sociaux (en comparant la famille et les pairs) interagit avec les barrières motivationnelles et linguistiques, et, en conséquence, comment cela affecte l’hésitation à la vaccination. Les objectifs exploratoires permettront d’examiner et de comparer les variables d’intérêt entre les différents groupes.