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Projets de recherche subventionnés
Dialogue McGill encourage la recherche sur les approches susceptibles de réduire les obstacles à l’accès aux services sociaux et de santé pour les communauté d’expression anglaise du Québec. Issue d’un examen rigoureux par le comité de recherche de Dialogue McGill, voici la liste des projets subventionnés
Accès à la psychothérapie pour les personnes en situation de minorité linguistique : une revue de portée pour élaborer des recommandations à l’intention des communautés anglophones du Québec
Titre : Access to Psychotherapy for Minority-Language Speakers: A Scoping Review to Build Recommendations for English-Speaking Communities in Québec
(titre dans la langue originale de l’étude)
Au Québec, les services de santé mentale restent difficiles d'accès pour de nombreux membres des groupes minoritaires en raison d'obstacles systémiques, linguistiques et culturels. Au Québec, la minorité anglophone est confrontée à un déficit critique en matière de services de santé mentale. Une solution consisterait à encourager les membres des communautés anglophones à rechercher des soins de santé mentale en français. Le défi réside toutefois dans le fait que, si une communication efficace est un élément important de toutes les interventions en matière de santé, la psychothérapie utilise spécifiquement le langage comme ingrédient actif du traitement. Il existe de nombreuses preuves que la psychothérapie est plus efficace lorsqu'elle est dispensée dans la langue maternelle du patient, même lorsque le psychothérapeute parle une deuxième langue. La dernière revue systématique de la littérature sur ce sujet a été réalisée il y a près de deux décennies ; de plus, cette revue ne comprenait pas d'informations sur la manière dont les contextes cliniques de ces études correspondaient à la langue maternelle du patient. Ce travail doit être mis à jour et élargi afin de fournir des objectifs concrets pour améliorer la capacité à fournir des services dans la langue maternelle du patient, et appliqué spécifiquement aux communautés anglophones du Québec. Nous proposons de le faire au moyen d'une « Scoping review » de la littérature sur la psychothérapie relative aux situations de minorités linguistiques publiée au cours des deux décennies qui ont suivi la dernière revue, élargie pour inclure les lignes directrices cliniques, les documents d'orientation et d'autres articles pertinents. Ce faisant, nous créerons une communauté de praticiens, de chercheurs et de parties prenantes qui se consacreront à l'amélioration des soins de santé mentale pour les communautés anglophones du Québec, et nous utiliserons nos résultats pour élaborer des recommandations concrètes à cette fin.
Retombées :
À venir…
Améliorer les soins en santé mentale pour les patients migrants et issus des minorités au sein des communautés anglophones du Québec
Titre: Improving Mental Health Care for Migrant and Minority Patients for English-Speaking Communities in Québec
(titre dans la langue originale de l’étude)
Les communautés anglophones du Québec comptent de personnes de l’immigration ou de minorités culturelles, dont la langue maternelle n’est pas l’anglais, mais qui le préfèrent comme langue officielle. L’accès à des soins en santé mentale pour ces populations repose sur la formation et la rétention de clinicien·nes d’horizons culturels et linguistiques variés. Ces professionnel·les quittent souvent le Québec en raison d’un soutien limité en français et d’un manque de formation à la pratique multiculturelle. Ce départ nuit directement à la qualité des soins : les interventions psychologiques sont plus efficaces lorsqu’elles sont culturellement adaptées et offertes dans la langue première du patient. Pour contribuer à relever ce défi, nous proposons une mini-conférence et un atelier de formation.
L’événement réunira clinicien·nes, étudiant·es, formateur·trices et acteur·trices des politiques publiques dans les disciplines autorisées à pratiquer ou à obtenir un permis de psychothérapie au Québec : psychologie clinique, psychiatrie, soins infirmiers, travail social et ergothérapie. Par des ateliers interactifs, des formations appliquées (comme l’Entrevue de formulation culturelle) et des discussions collaboratives, les participant·es réfléchiront ensemble à des pistes concrètes pour mieux soutenir la formation et la rétention de professionnel·les multilingues et multiculturel·les en santé mentale. Des résultats de recherches récentes, dont certaines financées par Dialogue McGill, seront également présentés.
L’événement sera hybride et entièrement bilingue : les présentations se feront au choix en français ou en anglais. Il sera accueilli par l’Université Concordia, avec l’appui d’assistant·es de recherche, d’un·e conférencier·ère principal·e et d’animateur·trices formé·es. Les résultats seront traduits au besoin et diffusés largement dans les réseaux québécois en santé mentale. En abordant à la fois les dimensions linguistiques et culturelles, cette initiative vise à contribuer à un système de soins plus durable, accessible et culturellement sécuritaire pour les Québécois·es d’expression anglaise, en particulier celles et ceux de l’immigration ou de minorités culturelles.
Retombées :
à venir…
Psychothérapie sensible aux dimensions linguistiques et culturelles : améliorer la communication pour améliorer les résultats
Titre : Linguistically- and Culturally-Sensitive Psychotherapy: Improving Communication to Improve Outcomes
(titre dans la langue originale de l’étude)
Ce projet examine la manière dont les différences linguistiques et culturelles peuvent influencer la qualité et l’efficacité de la psychothérapie, en particulier chez les personnes souffrant d’anxiété ou de dépression. Lorsque les clients et les thérapeutes ne partagent pas le même bagage linguistique ou culturel, des malentendus peuvent survenir et nuire au traitement.
S’appuyant sur des recherches antérieures financées par Dialogue McGill, l’étude vise à tester des stratégies permettant aux thérapeutes de mieux répondre à ces défis de communication. Elle combine une revue de la littérature existante, une analyse d’interactions thérapeutiques réelles et une évaluation d’interventions conçues pour améliorer la communication et les résultats au fil du temps.
L’étude inclut 12 participants issus de milieux migrants ou minoritaires, dont la langue première n’est pas l’anglais et qui préfèrent une autre langue officielle. Certains recevront une thérapie dans un contexte linguistique concordant, tandis que d’autres vivront une discordance linguistique, permettant ainsi de comparer leurs expériences et leurs résultats.
En mobilisant des méthodes qualitatives et quantitatives, le projet explore comment les malentendus émergent en thérapie et comment ils peuvent être réduits. Les résultats devraient améliorer les soins en santé mentale pour les populations linguistiquement diversifiées au Québec et informer la formation des thérapeutes dans des contextes multiculturels plus larges.
Retombées :
Publications en cours : Un article évalué par les pairs est en préparation, examinant comment les barrières linguistiques et culturelles influencent la psychothérapie, comment elles peuvent être surmontées et leur impact sur les résultats thérapeutiques (analyse quantitative complétée).
Outils de connaissance : Développement de la Acculturation Toolkit, une ressource en ligne visant à soutenir la formation en langue seconde pour les cliniciens, s’appuyant sur des outils perfectionnés dans le cadre de ce projet
Productions publiées : Quatre entrées encyclopédiques sur la psychologie culturelle-clinique publiées dans la SAGE Encyclopedia of Depression and Anxiety, intégrant les résultats de la revue systématique de l’équipe.
Mobilisation des connaissances : (1) Participation à un atelier d’experts (juin 2024) présentant des recherches financées par Dialogue McGill. (2) Conférence plénière (septembre 2024) mettant en lumière ce projet et d’autres travaux financés connexes.
Prochaines étapes : Un atelier de formation et de diffusion, intégrant les matériaux de ce projet et d’autres projets financés antérieurement, est prévu pour l’automne 2025.
Psychothérapie sensible aux réalités linguistiques et culturelles : former et retenir des thérapeutes issus des groupes migrants et minoritaires
It all begins with an idea.
Contexte : On constate que les soins de santé mentale offerts aux groupes multiculturels s’améliorent lorsque les thérapeutes sont représentatifs de la population et ont bénéficié d’une formation en psychothérapie sensible aux réalités linguistiques et culturelles. Malheureusement, face à la diversité culturelle, de nombreux stagiaires ne se sentent pas bien préparés et les migrants/minorités se heurtent à des obstacles quand vient le temps de se bâtir une carrière au Québec.
Objectifs principaux : Nous allons : 1) réaliser une enquête qualitative afin d’étudier les perceptions des psychologues formés dans les établissements anglophones quant aux lacunes en matière de formation et aux obstacles à la carrière; 2) recourir à des méthodes quantitatives pour établir un modèle consensuel sur les changements à faire afin de retenir l’expertise multiculturelle au Québec.
Méthodologie : 40 stagiaires en psychologie clinique et 40 psychologues cliniciens participeront à l’enquête. Le projet s’appuie sur un modèle de consensus culturel et une méthode mixte comportant quatre étapes séquentielles : 1) entretiens qualitatifs (dans le cas présent, l’analyse d’entretiens menés précédemment); 2) liste libre des réponses aux questions ouvertes; 3) triage des réponses spontanées les plus fréquentes; et 4) élaboration d’un questionnaire sur la base du triage des consensus.
Analyse des données : L’analyse des entretiens qualitatifs et des transcriptions des réponses spontanées s’appuiera sur une approche qualitative, notamment sur l’analyse thématique. Les composantes liste libre, triage et questionnaire feront l’objet d’une analyse quantitative : analyse de fréquence, analyse multidimensionnelle et analyse des consensus culturels, respectivement.
Contributions potentielles : Nous nous attendons à ce que notre projet améliore la formation des intervenants en santé mentale et conduise à des mesures de maintien en poste pour les psychologues issus des groupes migrants et minoritaires au Québec. Nous formulerons des recommandations à l’intention des deux programmes de formation anglophones et à l’ordre professionnel. Nos résultats pourront s’appliquer à d’autres contextes caractérisés par une réalité linguistique et culturelle complexe.
Extrants :
Zhao, Y., Segalowitz, N., Voloshyn, A., Chamoux, E., & Ryder, A. G. (2021). Language Barriers to Healthcare for Linguistic Minorities: The Case of Second Language-specific Health Communication Anxiety. Health communication, 36(3), 334–346. https://doi.org/10.1080/10410236.2019.1692488
Ryder, A. G., Doucerain, M. M., Dere, J., Jurick, T., Zhou, B., & Zhou, X. (2021). On dynamic contexts and unstable categories: Steps towards a cultural-clinical psychology. In M. Gelfand, C.-Y. Chiu, & Y.-Y. Hong (Eds), Advances in culture and psychology, volume 8 (pp. 195-245). OUP.
Voloshyn, A., Dussault, È., Segalowitz, N., Ryder, A. G. (2022, September). A qualitative study of clinical psychologists’ reflections on their work with linguistically- and culturally-diverse clients [Paper session]. Presentation at the 6th World Congress of the World Association of Cultural Psychiatry, Rotterdam, Netherlands.
La psychothérapie adaptée aux réalités linguistiques et culturelles : évaluer une approche en matière d’évaluation et de traitement
It all begins with an idea.
Le Centre de recherche clinique en santé (CRCS) a établi avec succès à l’Université Concordia une clinique de recherche de pointe financée par l’établissement (le chercheur principal en est le cofondateur). Nous avons mis sur pied à l’intention des migrants souffrant d’anxiété et/ou de dépression un programme de psychothérapie fondé sur des données probantes et adapté aux réalités culturelles.
Nous nous proposons : 1) d’intégrer les instruments de recherche conçus grâce à une subvention précédente de Dialogue McGill à la batterie de tests d’évaluation administrée à toute la clientèle migrante ayant terminé le protocole de traitement du CRCS; 2) de recourir à des méthodes qualitatives pour analyser les enregistrements vidéo et les transcriptions des séances cliniques afin d’étudier les conséquences de la discordance linguistique sur la communication efficace et le traitement; 3) d’appliquer des techniques d’analyse quantitative afin de déterminer si les problèmes potentiels relevés grâce à la batterie de tests sont attribuables à des éléments problématiques durant les interactions cliniques en tant que telles. Nos hypothèses sont les suivantes : H1) les indices relatifs à un meilleur fonctionnement dans une langue donnée prédiront un nombre moindre de problèmes de communication durant les séances lorsque le traitement est donné dans cette langue; H2) un nombre peu élevé de problèmes de communication prédira une amélioration plus rapide des symptômes.
Extrants :
Unknown. (2020, May). Cultural scripts for normalcy and deviancy: A mixed-methods approach to understanding mental illness in new contexts [Presentation]. Interacting Minds Center, Aarhus, Denmark
Unknown. (2019, November). Linguistically- and Culturally-Sensitive Psychotherapy: A Proposal [Presentation]. Centre for Clinical Research in Health, Montreal, Quebec.
Accroître la sensibilisation au problème de la langue dans le secteur de la santé mentale en mobilisant le personnel clinique œuvrant auprès d’une patientèle linguistiquement diversifiée
It all begins with an idea.
Même si la patientèle qui fréquente les hôpitaux des grandes villes présente un portrait diversifié, on continue de négliger la question des barrières de langue entre le personnel médical et celle-ci. Une explication réside peut-être dans le manque de sensibilisation des intervenants et dans le fait que les pratiques organisationnelles et les priorités de gestion contribuent à passer le problème sous silence. Des recherches précédentes nous apprennent que les infirmières et les étudiants en médecine qui travaillent dans les établissements psychiatriques sont moins portés que les autres à demander l’aide d’un interprète en présence de patients qui ne parlent pas l’anglais ou le français. On ne connaît pas les raisons de cette façon de faire.
S’inscrivant dans le prolongement de nos travaux précédents, notre projet vise à clarifier la nature des barrières linguistiques en milieu clinique, en se concentrant principalement, mais pas uniquement, sur le travail des infirmières et des étudiants en médecine. Nous allons : 1) documenter leur connaissance des barrières de langue auxquels se heurtent leurs patients; 2) réfléchir à des moyens d’améliorer cette connaissance sur le plan professionnel et institutionnel; 3) analyser les discours qui contribuent à renforcer les barrières linguistiques en milieu clinique; et 4) déterminer si le fait d’encourager une prise de conscience sur ces questions peut se traduire par une augmentation mesurable des notes sur la dynamique linguistique dans le dossier des patients et par une augmentation correspondante de la satisfaction chez les intervenants qui œuvrent auprès d’une patientèle diversifiée dans les milieux de soins en santé mentale. L’équipe de recherche pose l’hypothèse qu’après une année de groupe de discussion autour de la question des barrières de langue dans les services psychiatriques, la comparaison des mesures prises au moment 1 et au moment 2 révélera : 1) une augmentation statistique significative de la connaissance des barrières linguistiques, confirmée par les mentions des problèmes de langue dans les dossiers des patients; et 2) un degré de satisfaction plus élevée chez les personnes qui travaillent auprès d’une patientèle diversifiée.
Les réseaux de communication des minorités linguistiques : qui parle de santé à qui ?
It all begins with an idea.
La littérature consacrée au parcours des patients à la recherche de soutien est particulièrement abondante. Les premières étapes comportent habituellement d’importantes négociations entre la personne concernée et son réseau social avant que celle-ci ne sollicite une aide extérieure. Notre équipe de recherche a élaboré précédemment un instrument destiné à définir les caractéristiques des réseaux sociaux (Ryder et Segalowitz, financé par Dialogue McGill), ainsi qu’un instrument de mesure de l’anxiété suscitée par les communications sur la santé dans une langue seconde (Segalowitz et Ryder, financé par Dialogue McGill). Notre but principal est de compléter l’adaptation de ces instruments de mesure à des contextes multilingues, de déterminer leurs propriétés psychométriques et d’étudier leurs interrelations parmi des échantillons représentatifs des communautés francophone et anglophone. Pour ce faire, le projet vise les objectifs suivants : 1) adapter la batterie sur l’acculturation afin de pouvoir l’utiliser dans un contexte multilingue; 2) traduire son adaptation en français (les autres instruments l’ont déjà été); instaurer un système en ligne qui offrira la trousse complète des instruments dans les deux langues; 4) évaluer l’ensemble des instruments à partir d’échantillons issus des communautés francophone et anglophone.
Extrants :
Zhao, Y., Segalowitz, N., Voloshyn, A., Chamoux, E., & Ryder, A. G. (2021). Language Barriers to Healthcare for Linguistic Minorities: The Case of Second Language-specific Health Communication Anxiety. Health communication, 36(3), 334–346. https://doi.org/10.1080/10410236.2019.1692488
Ryder, A. G., Doucerain, M. M., Dere, J., Jurick, T., Zhou, B., & Zhou, X. (in press). From acculturation and psychopathology to cultural-clinical psychology. For M. Gelfand, C.-Y. Chiu, & Y.-Y. Hong (Eds), Advances in culture and psychology (vol. 8). Oxford, U.K.: Oxford University Press.
Chang, J., Pak, S., Doucerain, M. M., & Ryder, A. G. (2019, January). Validation of the AIM as a well-being and acculturation measurement tool [Poster presentation]. Sixth Annual Conference of the Centre for Clinical Research in Health, Montreal, QC, Canada.
Tao, D., Doucerain, M. M., Segalowitz N., & Ryder, A. G. (2018, October). Social network and mental health help-seeking attitudes: The case of Chinese migrants in Montreal [Poster presentation]. 5th International Convention of the World Association of Cultural Psychiatry, New York, NY, USA
Tao, D., Doucerain, M. M., Segalowtiz N., & Ryder, A.G. (2018, July). What’s the relationship between one’s social network and mental health help-seeking attitudes? The case of Chinese migrants in Montreal. Paper presented at the 24th International Congress of International Association of Cross-Cultural Psychology, Guelph, ON, Canada
Évaluation clinique de la maîtrise de la langue orale chez les patients aiguillés vers un service de consultation culturelle (SCS)
It all begins with an idea.
Depuis 1999, le Service de consultation culturelle (SCS) de l’Hôpital général juif évalue la santé mentale des immigrants et des réfugiés. Comme on peut s’y attendre, les patients et patientes du SCS qui ont un bagage linguistique diversifié nécessitent les services d’un interprète. Toutefois, on ignore comment sont prises les décisions de désigner un interprète pour un patient donné. De plus, il n’existe aucun outil d’évaluation de la maîtrise de la langue médicale susceptible d’être utile dans les milieux de soins. On dispose d’instruments d’évaluation du niveau de littératie en santé, mais avant de pouvoir les administrer aux patients d’origines diverses, il faudrait d’abord évaluer leur maîtrise de l’anglais oral. À partir d’un échantillon rétrospectif constitué de patients aiguillés vers le SCC, nous entendons démontrer que le personnel clinique surestime la maîtrise de la langue chez les locuteurs de langues étrangères. Nous effectuerons un essai clinique d’un instrument simple destiné à évaluer le degré de maîtrise de la langue orale, pouvant être administré rapidement et efficacement en milieu clinique, en recourant à un échantillon prospectif de patients aiguillés vers le SCC.