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Projets de recherche subventionnés
Dialogue McGill encourage la recherche sur les approches susceptibles de réduire les obstacles à l’accès aux services sociaux et de santé pour les communauté d’expression anglaise du Québec. Issue d’un examen rigoureux par le comité de recherche de Dialogue McGill, voici la liste des projets subventionnés
DESCREEN-Québec : réduire l’utilisation des écrans en soirée et améliorer le sommeil chez les adolescents du Québec
Titre : DESCREEN-Québec: Increasing Access to Evidence-Based Behavioral Interventions to Reduce Evening Screen Use Among Quebecker Adolescents Through Rapid Dissemination of Interventions via School Partnership
(titre dans la langue originale de l’étude)
Les adolescents du Québec passent de plus en plus de temps devant les écrans, surtout en soirée, ce qui peut perturber le sommeil et nuire à la santé mentale, aux apprentissages et au bien-être général. Bien que les experts en santé recommandent de réduire le temps d’écran en soirée, il n’existe actuellement aucun programme spécifiquement conçu pour les adolescents anglophones au Québec.
Ce projet vise à développer et à mettre en œuvre DESCREEN-Québec, un programme en milieu scolaire qui aide les adolescents à réduire leur exposition aux écrans en soirée et à améliorer leurs habitudes de sommeil. L’étude se déroulera en deux phases : d’abord, une intervention de réduction du temps d’écran fondée sur des données probantes sera adaptée aux besoins des jeunes anglophones du Québec, puis l’impact du programme sur l’utilisation des écrans et la santé du sommeil sera évalué.
Les chercheurs mesureront les changements dans l’exposition aux écrans et le sommeil à l’aide de questionnaires et de mesures objectives recueillies avant, après et trois mois suivant l’intervention. Les résultats permettront d’améliorer l’accès à un soutien fondé sur des données probantes en matière de santé du sommeil pour les adolescents anglophones et de fournir un modèle évolutif pour de futurs programmes de santé en milieu scolaire au Québec.
Retombées :
à venir…
Diabète gestationnel et prééclampsie chez les anglophones du Québec : diffusion des résultats en libre accès
Titre : Gestational diabetes and preeclampsia in Anglophones of Québec: dissemination of results through open access
(titre dans la langue originale de l’étude)
Les recherches antérieures suggèrent que les personnes anglophones au Québec pourraient faire face à un risque croissant de résultats de naissance défavorables. Des analyses précédentes ont montré que, par rapport aux francophones, les anglophones présentent un risque plus élevé de mortinaissance et de naissance prématurée. Afin de mieux comprendre les facteurs sous-jacents à ces disparités, un financement a été accordé par Dialogue McGill en 2023 pour soutenir deux études complémentaires examinant le risque de diabète gestationnel et de prééclampsie chez les anglophones par rapport aux francophones. Ces conditions constituent des morbidités importantes liées à la grossesse, ayant des implications significatives pour la santé maternelle et infantile. Les chercheur·e·s prévoient de publier les résultats des deux études dans des revues scientifiques en libre accès à comité de lecture afin d’en assurer une large diffusion. Parallèlement, ils collaborent avec l’utilisatrice de connaissances Marianne Bilodeau-Bertrand afin de traduire les résultats en activités de surveillance visant à informer le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.
Retombées :
Deux manuscrits ont été publiés dans des revues à comité de lecture :
Auger, N., Ayoub, A., Bilodeau-Bertrand, M., Lafleur, N., & Wei, S. Q. (2025). Ethnocultural status and risk of preeclampsia in a Canadian setting. Pregnancy Hypertension, 39, 101202. https://doi.org/10.1016/j.preghy.2025.101202
Auger, N., Bilodeau-Bertrand, M., Ayoub, A., Lafleur, N., & Wei, S. Q. (2025). Increasing risk of gestational diabetes in an ethnocultural minority of Canada. Journal of Immigrant and Minority Health, 27(2), 191–199. https://doi.org/10.1007/s10903-024-01667-6
Les destinataires des résultats comprennent des membres de la communauté académique ainsi que des utilisateurs de données et de connaissances à l’Institut national de santé publique du Québec et au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.
Résultats de santé des anglophones après la grossesse : différences d’accès par rapport aux francophones au Québec
Titre: Health outcomes of Anglophones after pregnancy: differences in access compared with Francophones in Québec
(titre dans la langue originale de l’étude)
Au Québec, les personnes anglophones sont plus susceptibles de présenter des complications pendant la grossesse que les personnes francophones. Nos recherches ont montré que les anglophones sont à risque de résultats tels que les naissances prématurées, les mortinaissances, la prééclampsie et le diabète gestationnel. Ces complications de grossesse ont été associées à l’apparition de problèmes de santé plus tard dans la vie, notamment des troubles de santé mentale et le diabète de type 2. Cette proposition vise à examiner si les femmes anglophones sont plus susceptibles de nécessiter des soins pour des troubles de santé mentale et le diabète de type 2 à long terme après la grossesse que les femmes francophones.
Au cours du cycle de financement précédent, nous avons constitué une cohorte longitudinale qui permet d’étudier la santé à long terme des anglophones après la grossesse. Cette cohorte contient des informations démographiques et de santé pour toutes les personnes anglophones et francophones ayant été enceintes au Québec entre 2006 et 2022. Dans la présente étude, nous examinerons deux issues ayant mené à une hospitalisation à tout moment après la grossesse : les troubles de santé mentale et le diabète de type 2. Nous évaluerons l’association entre la langue maternelle et le risque d’hospitalisation pour troubles de santé mentale ou diabète jusqu’à 17 ans après la grossesse, en comparant les anglophones aux francophones. Nous étudierons également si des caractéristiques telles que la défavorisation socioéconomique et le niveau d’éducation modifient le risque à long terme de chacun de ces résultats. Nos résultats fourniront des informations essentielles sur la santé des anglophones dans les années suivant la grossesse et aideront à identifier les groupes qui pourraient bénéficier d’un meilleur accès aux services de santé mentale et aux soins médicaux.
Retombées :
Présentation des résultats lors de la conférence « Building Together 2026 » organisée par le CHSSN.
Présentation des résultats lors de la conférence « Dialogue McGill 2026 : Growing Capacity and Retaining Talent in Health Care and Social Services ».
Améliorer les soins en santé mentale pour les patients migrants et issus des minorités au sein des communautés anglophones du Québec
Titre: Improving Mental Health Care for Migrant and Minority Patients for English-Speaking Communities in Québec
(titre dans la langue originale de l’étude)
Les communautés anglophones du Québec comptent de personnes de l’immigration ou de minorités culturelles, dont la langue maternelle n’est pas l’anglais, mais qui le préfèrent comme langue officielle. L’accès à des soins en santé mentale pour ces populations repose sur la formation et la rétention de clinicien·nes d’horizons culturels et linguistiques variés. Ces professionnel·les quittent souvent le Québec en raison d’un soutien limité en français et d’un manque de formation à la pratique multiculturelle. Ce départ nuit directement à la qualité des soins : les interventions psychologiques sont plus efficaces lorsqu’elles sont culturellement adaptées et offertes dans la langue première du patient. Pour contribuer à relever ce défi, nous proposons une mini-conférence et un atelier de formation.
L’événement réunira clinicien·nes, étudiant·es, formateur·trices et acteur·trices des politiques publiques dans les disciplines autorisées à pratiquer ou à obtenir un permis de psychothérapie au Québec : psychologie clinique, psychiatrie, soins infirmiers, travail social et ergothérapie. Par des ateliers interactifs, des formations appliquées (comme l’Entrevue de formulation culturelle) et des discussions collaboratives, les participant·es réfléchiront ensemble à des pistes concrètes pour mieux soutenir la formation et la rétention de professionnel·les multilingues et multiculturel·les en santé mentale. Des résultats de recherches récentes, dont certaines financées par Dialogue McGill, seront également présentés.
L’événement sera hybride et entièrement bilingue : les présentations se feront au choix en français ou en anglais. Il sera accueilli par l’Université Concordia, avec l’appui d’assistant·es de recherche, d’un·e conférencier·ère principal·e et d’animateur·trices formé·es. Les résultats seront traduits au besoin et diffusés largement dans les réseaux québécois en santé mentale. En abordant à la fois les dimensions linguistiques et culturelles, cette initiative vise à contribuer à un système de soins plus durable, accessible et culturellement sécuritaire pour les Québécois·es d’expression anglaise, en particulier celles et ceux de l’immigration ou de minorités culturelles.
Retombées :
à venir…
Aider les membres des communautés anglophones du Québec à prendre de bonnes décisions en santé grâce aux aides numériques à la décision pour les patients
Titre: Helping members of English-speaking communities in Quebec make good health decisions thanks to digital patient decision aids
(titre dans la langue originale de l’étude)
De nombreuses personnes au Québec peuvent avoir des questions sur des décisions courantes en matière de santé, mais n'ont pas accès à un(e) professionnel(le) de la santé qui puisse répondre à leurs questions de manière approfondie, en prenant tout le temps nécessaire et dans leur langue maternelle. Pour les personnes appartenant à des communautés d’expression anglaise du Québec, en particulier celles qui vivent en dehors des grands centres urbains comme Montréal, il peut être particulièrement difficile de trouver quelqu'un pour répondre à leurs questions. Il est donc compréhensible qu'elles se tournent vers l’Internet pour trouver des réponses.
Les informations sur la santé sont omniprésentes sur Internet. Certaines (par exemple, les sites Web destinés aux professionnel(le)s de santé) sont exactes, mais peuvent être difficiles à comprendre sans formation technique. D'autres (par exemple, les sites Web de santé publique) sont simples et précises, mais peuvent passer à côté de questions plus détaillées. D'autres encore (par exemple, les informations erronées et la désinformation) sont fausses et trompeuses.
Notre équipe a mis au point une série d'outils numériques afin de fournir des informations compréhensibles et fondées sur des données probantes et d'aider les gens à prendre des décisions courantes concernant leur santé et celle de leur famille. Ces outils numériques se présentent sous la forme de sites Web que les personnes peuvent personnaliser en fonction de leurs propres besoins, notamment en choisissant la quantité d'informations qu'elles souhaitent recevoir. Nous pensons que ces outils numériques peuvent être particulièrement utiles aux personnes appartenant à des communautés d’expression anglaise du Québec, en particulier celles qui n'ont pas facilement accès à des soins de santé en anglais. Nous vérifierons cette hypothèse en évaluant si le fait de leur fournir des outils numériques les aide à prendre de bonnes décisions en matière de santé.
Réalisations :
à venir…
Améliorer les résultats rapportés par les patients grâce à l’IA en pratique clinique
Titre: Reinventing real-time patient-reported outcome measures (PROMs) in clinical practice: Realizing the potential of artificial intelligence (AI) to improve communication between patients and clinicians.
(titre dans la langue originale de l’étude)
Les mesures des résultats rapportés par les patients (appelés PROMs en anglais) sont des questionnaires dans lesquels les patients rapportent eux-mêmes la gravité de leurs symptômes. Bien que les PROM puissent améliorer la communication clinique et les résultats en matière de santé, il existe des obstacles communs à la réalisation des PROM,, tels que les difficultés d'interprétation et de réponse aux questions et les différences culturelles dans l'expression des symptômes, qui peuvent affecter de manière disproportionnée les patients anglophones et allophones, en plus des défis généraux auxquels ces groupes sont confrontés pour naviguer dans le système de santé majoritairement francophone du Québec. L'intelligence artificielle (IA) peut révolutionner la collecte des PROM pour ces populations mal desservies. Notre équipe vise à développer un processus piloté par l'IA grâce auquel les patients anglophones et allophones peuvent communiquer verbalement des données de type-PROM, dans un format organique et narratif, en utilisant la langue de leur choix, les informations étant transmises aux cliniciens en temps réel sous la forme d'un résumé structuré concis. Dans un premier temps, nous développerons et validerons un processus d'extraction d'informations de type-PROM à partir de notes cliniques narratives dans le dossier médical électronique, à l'aide d'un modèle de langage étendu (LLM). Nous utiliserons les données du projet (Implantation électronique des résultats rapportés par le patient et le proche aidant dans les centres de cancérologie du Québec (e-IMPAQc), en nous concentrant sur les patients anglophones et allophones. En utilisant un LLM sur le serveur interne du Centre universitaire de santé McGill, nous affinerons de manière itérative un processus d'extraction de données de type PROM à partir d'un texte narratif. Ce projet contribuera à développer des solutions alimentées par l'IA pour réduire les barrières linguistiques, améliorer la communication clinique et faciliter l'accès aux soins de santé pour les communautés linguistiques minoritaires du Québec.
Retombées :
Daskalo, C., Moore, A., Boone, E., Durieux, B., Loban, K., Kreutzer, T., Lambert, S., & Poenaru, D. (2026, July). Reimagining patient-reported outcomes with generative AI: From clinical narratives to patient voice [Abstract submitted for conference presentation]. 24th International Conference on Artificial Intelligence in Medicine (AIME 2026), Ottawa, ON, Canada. https://aime26.aimedicine.info/
IA et conversations pédiatriques en maladie grave auprès des familles anglophones au Québec
Titre: Exploring Pediatric Trainees’ Experiences Using AI-Supported Deliberate Practice to Improve Serious Illness Conversations with English-Speaking Families in Quebec
(titre dans la langue originale de l’étude)
Parler avec les patients et les familles au sujet de maladies graves est l’une des tâches les plus importantes – et les plus difficiles – pour les médecins en formation en pédiatrie. Les medecins résidents doivent être capables de mener ces conversations avec empathie et clarté. Pourtant, ils ont rarement assez d’occasions pour s’exercer, et il arrive que leur première conversation sur une maladie grave se déroule avec une vraie famille. Cela peut être stressant pour la famille et pour le résident, et nuire à la qualité des explications et du soutien offerts.
Pour les familles anglophones du Québec, les défis sont encore plus grands. La plupart des formations médicales et des discussions cliniques se déroulent en français. Les résidents ont donc très peu d’occasions de pratiquer ces conversations importantes en anglais. Quand un médecin n’a pas assez d’expérience dans la langue préférée d’une famille, il peut y avoir des malentendus ou un manque d’empathie, ce qui peut nuire à la qualité des soins. Cela est particulièrement important pour les patients et familles des communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Ce projet testera une nouvelle façon d’aider les résidents à s’exercer. Un outil de formation utilisant l’intelligence artificielle (IA) leur permettra de pratiquer des conversations sur des maladies graves en anglais, de façon réaliste et sans risque pour les patients et les familles. L’outil offrira plusieurs occasions de s’exercer et de recevoir des commentaires pour s’améliorer.
Les résidents qui utiliseront l’outil participeront ensuite à des entretiens pour expliquer leur expérience, ce qu’ils ont trouvé utile et ce qui pourrait être amélioré. Les résultats aideront à améliorer la formation et à soutenir une communication plus claire et empathique avec les enfants et familles anglophones du Québec.
Perspectives des patients anglophones atteints de SLA au Québec sur les technologies de clonage vocal
Titre: Empowering Communication: The perspective of English-speaking patients with ALS in Quebec on voice cloning technologies
(titre dans la langue originale de l’étude)
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative des neurones moteurs qui entraîne souvent une perte de la parole, affectant profondément la communication et la qualité de vie. À mesure que les capacités de parole diminuent, les personnes atteintes de SLA (pSLA) dépendent de plus en plus des outils de communication améliorée et alternative (CAA), tels que les applications de synthèse vocale. Toutefois, les méthodes traditionnelles de préservation de la voix nécessitent de nombreux enregistrements et ne parviennent pas toujours à refléter pleinement l'expressivité émotionnelle ou l'identité du locuteur. Le clonage vocal, une technologie basée sur l’intelligence artificielle, permet de reproduire la voix d’une personne à partir d’un court échantillon audio. Cette approche offre une solution plus rapide, plus accessible et potentiellement plus naturelle que les méthodes classiques. Ce projet vise à évaluer la perception des technologies de clonage vocal chez les pSLA anglophones. En utilisant une approche méthodologique mixte combinant des entrevues, des questionnaires et une utilisation pratique des outils de clonage vocal par les pSLA, nous explorerons comment les pSLA perçoivent l’aspect naturel, l’expressivité et la préservation de leur identité vocale dans les voix clonées. Nous analyserons également l’influence de facteurs tels que la sévérité des troubles de la parole, la durée des enregistrements et les types de tâches vocales sur leur perception. Les résultats guideront l’élaboration de recommandations cliniques pour les orthophonistes pour favoriser une prise de décision partagée entre les cliniciens et les patients. À plus large échelle, notre recherche vise à permettre aux pSLA de préserver leur voix, leur identité et leur participation sociale tout au long de l’évolution de la maladie.
Podcasts collaboratifs pour intégrer la réalité virtuelle en pédiatrie
Titre : Collaborative Creation of Podcasts to Promote the Implementation of Virtual Reality in Children's Health Care
(titre dans la langue originale de l’étude)
Les procédures médicales peuvent provoquer des niveaux importants de douleur et d'anxiété chez les enfants, qui peuvent être atténués par des stratégies pharmacologiques et non pharmacologiques, y compris les distractions. La réalité virtuelle (RV) est une méthode de distraction efficace qui pourrait contribuer à réduire la douleur et l'anxiété des enfants face aux procédures médicales. Cependant, il y a un retard dans l'utilisation de la RV dans la pratique, y compris dans les établissements de soins de santé pour enfants du Québec. Bien que les Hôpitaux Shriners pour enfants-Canada aient intégré l'utilisation de la RV dans la pratique, des retards subsistent, et d'autres institutions bénéficieraient de l'élimination des divers obstacles rencontrés dans la mise en pratique de la RV dans les soins aux enfants. Avec l'essor des podcasts pour communiquer la science, notre équipe de recherche vise à créer en collaboration des cliniciens une série de podcasts de 5 épisodes pour promouvoir la mise en œuvre de la RV dans la pratique en abordant les obstacles, les facilitateurs et les contextes de l'utilisation de la RV dans les environnements de soins de santé pour enfants. Pour atteindre les communautés anglophones du Québec, les podcasts seront disponibles sur le site web de McGill : Virtual Reality for Child Care, téléchargés sur Apple Podcasts, Google Podcasts et Spotify et distribués à nos communautés anglophones. L'équipe de recherche prévoit que les épisodes de podcasts créés informeront les cliniciens sur les utilisations et les variables de la mise en œuvre de la RV dans la pratique. L'impact attendu sera la promotion de la RV pour la douleur et l'anxiété dans les soins de santé des enfants au Québec, améliorant ainsi le traitement non pharmacologique.
Retombées :
Un manuscrit portant sur le podcasting comme outil de transfert des connaissances a été complété et sera soumis au Digital Health Journal (avril 2026).
(Public : communauté de recherche, courtiers de connaissances)Un second manuscrit portant sur l’intégration du podcasting dans les programmes d’enseignement universitaire est en cours d’élaboration (soumission : été 2026).
(Public : communauté de recherche, personnel enseignant)Une série de podcasts a été produite (7 épisodes d’entrevues + une introduction et une synthèse), accompagnée de matériel pédagogique.
(Public : professionnels de la santé et parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre de la réalité virtuelle en pédiatrie)Les résultats ont été diffusés lors de plusieurs conférences nationales et internationales (présentations par affiches et communications orales).
(Public : communauté de recherche, courtiers de connaissances)L’intégration pédagogique comprenait un travail de cours à l’Université Mount Allison ainsi qu’une conférence donnée à environ 150 étudiantes et étudiants en sciences infirmières à l’Université McGill.
Un atelier et une présentation nationale (PICH2GO 2025) ont permis de former environ 250 participantes et participants aux approches de transfert des connaissances par podcasting.
Psychothérapie sensible aux dimensions linguistiques et culturelles : améliorer la communication pour améliorer les résultats
Titre : Linguistically- and Culturally-Sensitive Psychotherapy: Improving Communication to Improve Outcomes
(titre dans la langue originale de l’étude)
Ce projet examine la manière dont les différences linguistiques et culturelles peuvent influencer la qualité et l’efficacité de la psychothérapie, en particulier chez les personnes souffrant d’anxiété ou de dépression. Lorsque les clients et les thérapeutes ne partagent pas le même bagage linguistique ou culturel, des malentendus peuvent survenir et nuire au traitement.
S’appuyant sur des recherches antérieures financées par Dialogue McGill, l’étude vise à tester des stratégies permettant aux thérapeutes de mieux répondre à ces défis de communication. Elle combine une revue de la littérature existante, une analyse d’interactions thérapeutiques réelles et une évaluation d’interventions conçues pour améliorer la communication et les résultats au fil du temps.
L’étude inclut 12 participants issus de milieux migrants ou minoritaires, dont la langue première n’est pas l’anglais et qui préfèrent une autre langue officielle. Certains recevront une thérapie dans un contexte linguistique concordant, tandis que d’autres vivront une discordance linguistique, permettant ainsi de comparer leurs expériences et leurs résultats.
En mobilisant des méthodes qualitatives et quantitatives, le projet explore comment les malentendus émergent en thérapie et comment ils peuvent être réduits. Les résultats devraient améliorer les soins en santé mentale pour les populations linguistiquement diversifiées au Québec et informer la formation des thérapeutes dans des contextes multiculturels plus larges.
Retombées :
Publications en cours : Un article évalué par les pairs est en préparation, examinant comment les barrières linguistiques et culturelles influencent la psychothérapie, comment elles peuvent être surmontées et leur impact sur les résultats thérapeutiques (analyse quantitative complétée).
Outils de connaissance : Développement de la Acculturation Toolkit, une ressource en ligne visant à soutenir la formation en langue seconde pour les cliniciens, s’appuyant sur des outils perfectionnés dans le cadre de ce projet
Productions publiées : Quatre entrées encyclopédiques sur la psychologie culturelle-clinique publiées dans la SAGE Encyclopedia of Depression and Anxiety, intégrant les résultats de la revue systématique de l’équipe.
Mobilisation des connaissances : (1) Participation à un atelier d’experts (juin 2024) présentant des recherches financées par Dialogue McGill. (2) Conférence plénière (septembre 2024) mettant en lumière ce projet et d’autres travaux financés connexes.
Prochaines étapes : Un atelier de formation et de diffusion, intégrant les matériaux de ce projet et d’autres projets financés antérieurement, est prévu pour l’automne 2025.
Intégrer des expériences de français langue seconde à la formation en psychologie clinique pour fidéliser les internes d’expression anglaise
Les communautés linguistiques minoritaires ont besoin d’un accès équitable à des services de santé mentale sensibles aux réalités linguistiques et culturelles. Au Québec, la communauté anglophone fait face à un défi important de rétention des professionnels en psychologie clinique : plusieurs stagiaires anglophones quittent la province après leur formation, ce qui réduit la disponibilité de cliniciens anglophones. Cette situation est notamment liée aux exigences linguistiques en français et aux difficultés à développer une pratique clinique bilingue durable. En réponse, le Département de psychologie de l’Université Concordia a mis en place une approche innovante intégrant des expériences de formation en français pour les stagiaires anglophones.
Ce projet vise à identifier les meilleures pratiques en matière de formation et d’évaluation en français langue seconde pour les stagiaires en psychologie clinique, ainsi que leurs effets sur la rétention des futurs cliniciens. Il comprend une revue systématique de la littérature sur la formation linguistique en santé mentale, des entrevues avec des stagiaires et superviseurs du programme de Concordia, ainsi que des consultations avec des cliniciens en pratique communautaire utilisant le français comme langue seconde. Les résultats permettront d’informer des stratégies visant à améliorer la rétention des stagiaires anglophones, à renforcer l’accès aux services en santé mentale pour les communautés anglophones du Québec, et à soutenir le développement de formations linguistiques adaptées dans le domaine clinique.
TCC à distance pour les patients et patientes psychiatriques d’expression anglaise en suivi ambulatoire au Québec : évaluation de l’efficacité et de l’acceptabilité du traitement…
Titre complet : TCC à distance pour les patients et patientes psychiatriques d’expression anglaise en suivi ambulatoire au Québec : évaluation de l’efficacité et de l’acceptabilité du traitement et des obstacles à l’accès aux soins
Bien que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) constitue l’intervention psychologique de référence pour la plupart des troubles mentaux, l’accès à cette dernière est souvent difficile en raison de délais d’attente importants dans les établissements de santé et du manque de personnel qualifié dans l’ensemble des communautés. Au Québec, les patients et patientes d’expression anglaise ont encore plus de difficultés à se faire soigner en raison de leur statut de minorité linguistique. Pour améliorer l’accès à la TCC, il est notamment possible de recourir à un modèle de prestation de services à distance qui permet aux établissements de santé spécialisés de fournir des services en anglais à leurs patients et patientes indépendamment de leur localisation dans la province. À l’aide d’un modèle non randomisé, nous souhaitons déterminer si le fait de proposer un suivi TCC à distance aux Québécois et Québécoises d’expression anglaise de toute la province permet d’obtenir une amélioration des symptômes et du fonctionnement comparable à celle obtenue avec un traitement conventionnel en personne. Nous examinerons également les résultats d’un questionnaire soumis aux patients et patientes et dégagerons les thèmes qui ressortent de leurs retours écrits afin d’évaluer leur satisfaction vis-à-vis du traitement et de mieux comprendre leur expérience de la TCC à distance. Cette étude sera menée par l’Unité TCC du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), un établissement de santé non sectorisé regroupant des spécialistes bilingues de la santé mentale ayant une expertise en TCC, qui proposent des consultations de TCC en personne ou à distance dans tout le Québec. Les résultats de cette recherche devraient permettre de sensibiliser les spécialistes de la santé mentale et les principales parties prenantes au sein des administrations publiques et hospitalières aux avantages de la TCC à distance et aux préférences des patients et patientes en matière de prestation de services.
Retombées :
Achèvement du projet : La collecte et l’analyse des données ont été finalisées. Les résultats ont été partagés avec des professionnels de la santé mentale localement à l’Université McGill et au Centre universitaire de santé McGill, ainsi qu’à l’échelle nationale par l’intermédiaire de l’Association canadienne des thérapies cognitives et comportementales. Une soumission additionnelle a été effectuée pour le Centre de recherche Douglas / Journée de la recherche en psychiatrie de McGill.
Présentations en conférence :
Avril 2025 – Affiche présentée lors de la 3e Journée annuelle de recherche de la Mission Santé mentale du CUSM (Montréal).
Mai 2025 – Affiche présentée lors de la 15e conférence annuelle de l’Association canadienne des thérapies cognitives et comportementales (Banff).
Soumis – Affiche pour la Journée annuelle de recherche du Centre de recherche Douglas et du Département de psychiatrie de McGill.
Formation et production étudiante : Une étudiante à la maîtrise prépare une thèse de MSc (dépôt prévu en août 2025), incluant un manuscrit qui sera soumis à une revue scientifique à l’automne 2025.
GRH durable du personnel du milieu de la santé oeuvrant en contexte linguistique minoritaire – phase comparative en régions frontières
Ce projet vise à répondre à des enjeux stratégiques de gestion des ressources humaines (GRH) auxquels se trouve confrontée la partie du système de santé desservant la population d'expression anglaise et les autres minorités culturelles dans les régions du Québec, hors de la région métropolitaine de Montréal.
Sa phase initiale s'est déroulée dans la région de Québec à l'Hôpital Jeffery Hale - Saint Brigid's (JHSB), regroupé au CIUSSS de la Capitale-Nationale (CIUSSSCN), puis a permis une analyse comparative des processus de recrutement entre le CIUSSS de la Capitale-Nationale et le CISSS des Laurentides. Le présent projet vise à approfondir l'analyse comparative entre ces deux établissements et les régions du Québec limitrophes des provinces anglophones : Outaouais, Montérégie-Ouest et Côte-Nord.
Le premier objectif du projet est de faire état du processus actuel de dotation du personnel bilingue (recrutement, sélection, accueil et intégration) de quatre catégories d’emploi en forte demande dans le système de santé québécois, dans les établissements désignés d'expression anglaise. Sa finalité est d’établir le degré d’adéquation entre exigences linguistiques publiées, évaluation initiale des candidats et mesures de mise à niveau offertes aux personnes recrutées.
Deuxièmement, le projet vise à recenser des pratiques de GRH pouvant favoriser la rétention du personnel oeuvrant en contexte de santé bilingue. L’ensemble du processus de GRH non conventionné sera couvert (évaluation du personnel, développement des compétences, reconnaissance non pécuniaire), tout en étudiant l’éventuelle contribution stratégique à cet égard de la communauté d’expression anglaise environnante.
Retombées :
3 communications scientifiques ont été présentées : une lors d’une conférence internationale en Europe (fin 2024) portant sur la diversité en milieu de travail ; une à l’ACFAS 2024 (le plus grand congrès scientifique francophone au Canada), dans le cadre d’un symposium sur la prestation des services de santé et des services sociaux dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM), coorganisé par le Consortium national de formation en santé et le Groupe de recherche sur la formation et les pratiques en santé et service social en contexte francophone minoritaire ; et une lors d’une conférence nationale organisée par une association pancanadienne portant, entre autres, sur les enjeux actuels de gestion des ressources humaines.
1 compte rendu de conférence et 1 chapitre d’ouvrage scientifique (sous presse) issus de la conférence internationale ; l’ouvrage devrait être largement diffusé dans la Francophonie.
2 affiches : une présentée lors d’un colloque de 2024 organisé par Santé Canada, et une autre pour un événement de recherche organisé par le CISSS de l’Outaouais (résumé accepté, événement prévu en juin).
3 rapports de recherche soumis au CISSS de l’Outaouais, au CISSS de la Côte-Nord et au CISSS de la Gaspésie (ce dernier étant actuellement en validation locale). Avec un quatrième rapport du CISSS des Laurentides, ces travaux découlent d’une étude financée par Dialogue McGill et seront diffusés via le site du Centre d’expertise ACESS afin de soutenir l’amélioration de l’accès et de l’adaptation des services de santé et des services sociaux pour les communautés anglophones de l’Est du Québec.
4 présentations de résultats comparatifs ont été réalisées devant le comité de pilotage de Jeffery Hale–Saint Brigid’s ; certains contenus pourraient être publiés sur le site du Centre d’expertise ACESS après approbation.
1 présentation invitée au symposium ACESS Improving Access Through Knowledge, tenu à Québec en 2025 et financé par le Secrétariat aux relations avec les Québécois d’expression anglaise.
1 séance de discussion à l’heure du lunch prévue à l’automne 2025 avec l’Équipe de recherche en partenariat sur la diversité culturelle et l’immigration dans les régions du Québec, un réseau de recherche financé impliquant des partenaires régionaux, dont Jeffery Hale–Saint Brigid’s.
Examen des tendances migratoires chez le personnel de santé d’expression anglaise du Québec et des mesures de soutien existantes en langue française
En 2022, PERT a publié un rapport intitulé « Soutien en langue française pour les professionnelles et professionnels d’expression anglaise au Québec ». Ce rapport examine le rôle des politiques en matière de langue française au sein des ordres professionnels, et se penche également sur les mesures de soutien linguistique que ces ordres mettent à disposition de leurs membres et candidat·es d’expression anglaise. Nous constatons qu’il n’existe actuellement aucun cadre général pour accompagner les personnes désireuses d’améliorer leur français. De plus, il apparaît que la plupart des parties prenantes institutionnelles n’ont ni le mandat ni les ressources nécessaires pour fournir un tel soutien en langue française au personnel de santé d’expression anglaise. Depuis la publication de ce rapport, la situation des anglophones au sein du système de santé québécois s’est encore complexifiée. On observe une grave pénurie de personnel de santé, une certaine inquiétude face aux difficultés d’accès rencontrées par les anglophones, un phénomène d’émigration du personnel de santé, et l’application de nouvelles politiques en matière de langue française susceptibles d’avoir un impact sur l’embauche et le maintien en poste du personnel de santé d’expression anglaise.
Ce projet vise à approfondir les conclusions du rapport. Les objectifs sont les suivants :
Comprendre les flux migratoires entrants et sortants du personnel de santé d’expression anglaise, afin d’en mesurer l’impact et d’analyser les ressources actuelles en travailleuses et travailleurs d’expression anglaise pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre et aux besoins en soins de santé
Identifier les programmes de formation en français financés par le gouvernement à destination du personnel de santé au Québec
Formuler des recommandations politiques pour encourager le recrutement et le maintien en poste de personnes anglophones dans le secteur de la santé au Québec.
Deux approches seront mises en œuvre : d’une part un inventaire de l’offre actuelle de formations en français financées par le gouvernement à destination du personnel de santé, et d’autre part une analyse des tendances en matière de formation et de migration chez le personnel de santé d’expression anglaise à partir des données de recensement de 2016 et 2021.
Utilisation des services d'oncologie psychosociale par les patients atteints de cancer oral selonleur profil linguistique minoritaire dans la région de Montréal.
Plusieurs patients atteints de cancer oral éprouvent une détresse psychosociale au cours de leur trajectoire de soins, et même après. Ces dernières années, des services d’oncologie psychosociale (SOP) ont été implantés dans de nombreux centres hospitaliers pour soutenir les patients atteints de cancer et ayant des besoins en soutien émotionnel, psychologique ou social. L’utilisation des SOP par les patients avec cancer oral n’a pas encore été documentée, ce qui entrave la surveillance et l’amélioration continue des soins. Au Québec, la pénurie du personnel de soins, les barrières persistantes au dépistage de la détresse et la stigmatisation de l’usage de services de santé mentale peuvent influencer l’utilisation des SOP en oncologie orale, surtout chez la minorité anglophone où les difficultés d’accès aux services de santé et santé mentale ont été rapportées. Notre objectif est de générer des données de surveillance sur l’utilisation des SOP par les patients et survivants du cancer oral, selon leur statut linguistique officiel au Québec. Ainsi, nous menons une étude rétrospective basée sur les données réelles de patients avec cancer oral, suivis dans l’un des principaux centres hospitaliers de Montréal. En plus des données sociodémographiques et cliniques, les patients francophones et anglophones seront comparés sur le taux de référence vers le département d’oncologie psychosociale, le délai et le taux de réponse à ces demandes et le type de SOP reçus. Des analyses seront menées pour explorer les facteurs liés à une éventuelle différence d’utilisation des SOP entre les patients francophones et anglophones. La communication de nos données aux prestataires de soins et décideurs en santé les aidera à revoir leurs politiques et stratégies pour promouvoir la prise en charge globale des patients en oncologie orale tout en s’assurant d’une équité d’accès aux services entre la minorité et la majorité linguistiques.
Retombées :
26 mars 2024 – Protocole de recherche publié (Utilization of Psychosocial Oncology Services by Oral Cancer Patients: a Study Protocol), en libre accès : http://dx.doi.org/https://doi.org/10.21203/rs.3.rs4151906/v1
24 avril 2024 – Présentation par affiche lors de la Journée de la recherche (Faculté de médecine dentaire et des sciences de la santé buccodentaire) ; environ 200 participants : https://www.mcgill.ca/dentistry/researchand-graduate-students/events/research-day
13 mars 2025 – Présentation en conférence internationale (2025 AADOCR/CADR Annual Meeting & Exhibition, New York, États-Unis) : https://www.aadocr.org/2025aaam
Avril–août 2025 – Manuscrit en préparation pour publication des résultats en libre accès.
Comparaison des issues de grossesses chez les anglophones et les francophones du Québec
Titre: Pregnancy outcomes of Anglophones compared with Francophones in Québec
(titre dans la langue originale de l’étude)
Un nombre croissant d'études suggèrent que les anglophones peuvent être à risque de naissance prématurée et de mortinaissance au Québec. Cependant, les complications de grossesse telles que le diabète gestationnel et la prééclampsie n'ont pas été étudiées. Ces deux complications de la grossesse sont des causes majeures de morbidité chez les femmes enceintes et pourraient expliquer pourquoi certaines anglophones ont un risque plus élevé d'accouchement prématuré et de mortinaissance. Le diabète gestationnel est un type d’hyperglycémie qui se développe spécifiquement pendant la grossesse et qui peut entraîner des complications chez les nourrissons et les mères. La prééclampsie est une complication de la grossesse dangereuse qui peut entraîner l’hypertension artérielle sévère, des convulsions et le décès de la mère. L'objectif de ce projet de recherche est d'étudier si les anglophones ont un risque plus élevé de diabète gestationnel et de prééclampsie, par rapport aux francophones. Nous réaliserons des études basées sur la population en utilisant des données jumelées qui incluent les caractéristiques des naissances et les informations médico-administratives au Québec entre 2008 et 2020. L'exposition principale sera la langue maternelle, soit l'anglais ou le français. Les principaux issus de santé seront le diabète gestationnel et la prééclampsie. Nous mesurerons l'association entre la langue maternelle et le risque de diabète gestationnel et de prééclampsie à l'aide de modèles de régression. Nous déterminerons également si les caractéristiques maternelles telles que l'âge, le pays d'origine, l'éducation et le statut socio-économique influencent les associations. Nos résultats aideront à évaluer dans quelle mesure les anglophones ont des grossesses à haut risque et pourraient bénéficier de soins obstétriques supplémentaires pour prévenir des complications.
Retombées :
Auger N, Ayoub A, Bilodeau-Bertrand M, Lafleur N, Wei SQ. Ethnocultural status and risk of preeclampsia in a Canadian setting. Pregnancy Hypertension: An International Journal of Women’s Cardiovascular Health. 2025;7;39:101202. doi:10.1016/j.preghy.2025.101202 . PMID: 39922025.
Auger N, Bilodeau-Bertrand M, Ayoub A, Lafleur N, Wei SQ. Increasing risk of gestational diabetes in an ethnocultural minority of Canada. Journal of Immigrant and Minority Health. 2025;27(2):191-199. doi:10.1007/s10903-024-01667-6, PMID: 39824967.
Présentation des résultats des travaux financés par Dialogue McGill (Auger N, Bilodeau-Bertrand M, Ayoub A, Lafleur N, Wei SQ. Risk of gestational diabetes in Anglophones and Francophones of Quebec) au 91eme “Annual Acfas Congress” (mai 14 2024).
Portrait de chercheur·e de QUESCREN, mettant en valeur les projets de recherche de notre équipe sur la communauté anglophone, publié à : https://www.concordia.ca/artsci/ scpa/quescren/researchers/portr aits/Nathalie-Auger.html
Évaluations cognitives numériques pour les personnes âgées et les malades d’Alzheimer d’expression anglaise du Québec
Environ 1 personne sur 9 de plus de 65 ans est atteinte de la maladie d'Alzheimer (MA). Un diagnostic rapide et précis, ainsi qu'une évaluation cognitive complète, jouent un rôle crucial dans la gestion efficace de cette maladie. Une évaluation précise de la cognition est essentielle pour établir des diagnostics précis, y compris l'identification de la phase prodromique de la maladie d'Alzheimer, connue sous le nom de trouble cognitive léger (TCL). Cependant, les tests cognitifs classiques présentent d'importantes limitations, notamment pour la population anglophone du Québec. Ces problèmes comprennent l'absence de tests adaptés aux locuteurs anglophones au Canada ou au Québec, des normes obsolètes de plus de 20 ans, l'absence d'outils d'évaluation numérique contemporains et l'omission des déterminants sociaux de la santé dans les données normatives. Notre projet a deux objectifs principaux : 1) valider et standardiser une batterie cognitive intégrant des tests adaptatifs numériques pour les personnes âgées anglophones au Québec, en tenant compte des déterminants sociaux de la santé ; 2) comparer la précision diagnostique d'une batterie cognitive traditionnelle papier-crayon avec une version numérique pour le TCL. Notre étude impliquera 150 adultes plus âgés sans troubles cognitifs et 20 patients avec TCL, qui subiront à la fois des évaluations cognitives traditionnelles et numériques novatrices. Ce projet revêt une importance considérable pour la pratique clinique et les communautés anglophones du Québec, car il fournira de nouveaux outils numériques en libre accès aux chercheurs et aux cliniciens. Ces outils offriront une expérience plus précise, efficace et engageante pour les patients et les cliniciens.
Simulations bilingues en Soins infirmiers : réalité virtuelle, jumelage interlinguistique et renforcement authentique
Ces dernières années, les chercheurs en apprentissage des langues assisté par ordinateur se sont intéressés au potentiel des technologies immersives pour soutenir l'apprentissage des langues secondes (L2). La réalité virtuelle (RV), définie comme la simulation informatique omnidirectionnelle d'un environnement dans lequel les utilisateurs ressentent un sentiment de présence (Sadler et al., 2013), peut placer les apprenants de L2 dans des scénarios interactifs où ils se préparent à la communication dans la vie réelle. De tels environnements d'apprentissage peuvent réduire l'anxiété des L2 (Gruber & Kaplan-Rakowski, 2022) tout en augmentant la volonté de communiquer (Papin, 2018, 2022). Pourtant, on sait peu de choses sur l'impact de la participation à des simulations interactives immersives sur le sentiment d’auto-efficacité en L2 (c'est-à-dire la croyance d'un apprenant en sa capacité à utiliser la L2 pour effectuer des tâches linguistiques et non linguistiques (Mills, 2014)). Étant donné l'impact positif de l'auto-efficacité sur l'apprentissage des L2 (Bai & Wang, 2022), l'objectif de recherche de cette étude exploratoire est d'examiner l'impact de la réalisation de simulations de RV sur l'auto-efficacité en L2. Les participants seront 48 apprenants intermédiaires de français L2 inscrits à un programme de formation professionnelle en soins infirmiers dans deux établissements postsecondaires, l’un anglophone et l’autre francophone. Avant de participer à un stage en personne dans un hôpital, il leur sera demandé de réaliser individuellement deux simulations sur ImmerseMe. Lors de ces simulations, qui imitent des conversations quotidiennes dans un cadre professionnel, les apprenants seront individuellement immergés dans un environnement virtuel. Cet environnement les placera dans une chambre d'hôpital virtuelle à l'aide de vidéos à 360 degrés et ils devront interagir oralement avec des agents virtuels préprogrammés. Les simulations sont basées sur des scénarios présentant des interactions authentiques rencontrées en milieu hospitalier : 1) évaluer le niveau de douleur d'un patient ; et 2) interagir avec un patient dans le cadre d'un protocole postopératoire. Grâce aux capacités de reconnaissance vocale d’ImmerseMe, les propos des apprenants de L2 seront comparés à un script préétabli, permettant ainsi aux simulations d’avancer si la phrase produite correspond à l’une des réponses possibles.
Thérapie par exposition à la réalité virtuelle pour les troubles anxieux graves : efficacité et acceptabilité chez les Québécois et Québécoises d’expression anglaise
La thérapie par exposition consiste à approcher ses peurs sans évitement. Cette thérapie est la meilleure intervention psychologique pour les troubles anxieux, qui sont parmi les problèmes de santé mentale les plus fréquents et débilitants au Québec. Récemment, l’exposition par réalité virtuelle (EPRV) a été développée pour cibler les problèmes d’accessibilité et d’acceptabilité de la thérapie par exposition traditionnelle effectuée dans la « vraie vie ». Certains de ces problèmes sont un besoin de communication claire entre les thérapeutes et les patients. À l’aide d’environnements sans dialogue générés par ordinateur, l’EPRV aide les individus à confronter la version virtuelle de leurs peurs, sans conversations thérapeutiques approfondies. Le potentiel d’accès à un traitement de première ligne pour l’anxiété chez les résidents anglophones du Québec est donc prometteur avec l’EPRV. Bien qu’il ait été démontré que l’efficience de l’EPRV est comparable à celle de la thérapie par exposition traditionnelle, la majorité des études de recherche ont été menées dans des laboratoires où les conditions sont bien définies et en mettant l’emphase sur l’anxiété subclinique. Ce projet vise à évaluer l’efficacité et l’acceptabilité de l’EPRV pour les symptômes sévères d’anxiété dans une clinique de santé mentale non-sectorisée, accessible à tous les résidents du Québec. Des participants Québécois anglophones avec un trouble anxieux recevront douze séances d’EPRV et compléteront des questionnaires d’évaluation des symptômes avant et après l’intervention. Les résultats seront comparés aux symptômes d’individus ayant déjà suivi une thérapie par exposition traditionnelle à la clinique. Démontrer que l’EPRV est aussi efficace que la thérapie par exposition traditionnelle dans le contexte d’une vraie clinique et avec un groupe linguistique minoritaire aidera à promouvoir ce traitement de première ligne, à l’aide d’équipement technologique accessible et sans dialogue. Finalement, les thèmes émergeant des commentaires des participants seront analysés afin de comparer l’accessibilité et l’acceptabilité des traitements.
Retombées :
Diffusion des données pilotes et des résultats préliminaires : Les données pilotes (2 participants) et les analyses préliminaires (8 participants) ont été présentées lors des Journées de la recherche du Centre universitaire de santé McGill (2023 et 2025), dans le cadre d’activités de diffusion scientifique et de recrutement.
Présentations en conférence : Le projet a été présenté lors de la première conférence annuelle en santé mentale numérique au Québec, mettant en valeur la technologie et ses applications cliniques auprès de chercheurs et de professionnels de la santé.
Résultats futurs prévus : Conformément à la proposition initiale, le projet devrait mener à deux publications scientifiques avec comité de lecture, deux présentations en conférence hors province, ainsi qu’un atelier clinique portant sur l’intégration de la réalité virtuelle dans la pratique de la thérapie d’exposition.
Mobilisation des connaissances et couverture médiatique : Le projet a fait l’objet de plusieurs couvertures médiatiques, notamment dans La Presse, 98.5 FM, Radio Textos, CBC Radio Noon Quebec, CBC Daybreak Montreal, ainsi que dans l’émission Y’a du monde à messe (Télé-Québec) (diffusion prévue le 6 juin 2025)
Favoriser le renforcement des capacités en matière de réadaptation post-greffe d’organe plein
Titre Catalyzing Capacity Building In Rehabilitation Post-Solid Organ Transplant - Knowledge Translation Proposal
(titre dans la langue originale de l’étude)
Les personnes bénéficiant d’une greffe d’organe plein présentent un faible niveau d’activité physique tant avant qu’après la transplantation, ce qui nuit à leur santé et à leur espérance de vie. Pourtant, l’offre de programmes de réadaptation et d’activité physique à l’intention des candidats et candidates à la greffe et aux personnes greffées reste limitée au Québec. Notons par ailleurs que bon nombre de spécialistes de la santé ne se sentent pas aptes à conseiller les personnes greffées d’organe plein sur le type d’activité physique à privilégier faute d’avoir reçu une formation spécifique. Notre objectif est de concevoir un programme de formation continue en ligne sur la prescription d’activité physique aux personnes greffées d’organe plein, accessible gratuitement aux spécialistes du conditionnement physique d’expression anglaise au Québec. Ce programme comportera des leçons interactives, des études de cas et des supports d’évaluation. Le but est de renforcer la confiance des spécialistes du conditionnement physique dans leur prise en charge des personnes ayant reçu une greffe d’organe plein, et ainsi d’améliorer la qualité de la réadaptation proposée.
La conception du programme se déroulera en quatre étapes :
1) un comité scientifique, composé de spécialistes et de patients et patientes partenaires, se réunira par vidéoconférence pour définir les objectifs d’apprentissage et les contenus les plus pertinents (théorie, études de cas, évaluations) à faire figurer au programme;
2) les co-chercheuses principales, la coordinatrice, une stagiaire, les patients et patientes partenaires, Maria Sedeno (RESPIPLUS) et Becky Zucco (Wilkin) prépareront la première version du programme en ligne, y compris les objectifs d’apprentissage, les contenus, les études de cas et les supports d’évaluation, de même que le graphisme et les éléments interactifs du module;
3) l’avis du comité scientifique sera recueilli par courriel (un minimum de deux cycles de révision est prévu);
4) le module sera adapté en tenant compte des commentaires reçus.
Retombées :
à venir…